Contactez-nous : +33 (0)2 98 53 42 55
Email : accueil@lafinancieredorion.fr

La Financière d'Orion

L'année boursière 2018 s'achève dans la douleur. À quoi faut-il s'attendre en 2019 ?

bourse marche

Une année 2018 compliquée 


L’année boursière s’achève dans la douleur. Les résultats de cette année 2018 sont éloquents : les actions baissent très sensiblement, de -5,0% pour les actions américaines à -15,0% pour les principaux indices européens. Les actions émergentes reculent de près de 15,0% (-25,0% pour les actions chinoises). Les performances obligataires sont également négatives. Le mois de décembre, si souvent défini comme le mois du "rallye de fin d'année", s'est avèré le plus mauvais depuis 1931 sur les indices US et le pire trimestre boursier depuis 2008.
 

Un ralentissement économique en toile de fond 


En toile de fond, c’est la thématique du ralentissement économique qui prend le pas, et elle est accentuée par une multitude de raisons plus ou moins solides ou avérées et qui relèvent parfois de la « psychologie » :
 

  • le cycle américain, qui est déjà très long et qui s’approche « théoriquement » inexorablement de la fin,

  • le contexte de guerre commerciale qui pèse sur la confiance des chefs d’entreprise et réduit la visibilité,

  • les politiques très accommodantes des Banques Centrales qui s’achèvent et qui induit le renchérissement du coût du capital et d’emprunt,

  • la zone Euro en prise à des problèmes de cohésion.

 
Ces risques ont gagné en intensité ces dernières semaines et précipité les marchés à anticiper le pire des scénarios : une récession mondiale.

 

 Un environnement difficile pour les gérants


Bref, un environnement très difficile pour les gérants de fonds, qui ont en outre eu à subir de très fortes et soudaines dispersions sectorielles à l’intérieur même des indices actions. Dans un univers de liquidité moindre, toutes les stratégies gagnantes sur les dix dernières années vont être soumises à une remise en question.
 

Une dialectique positive en 2019 ?

Le cycle haussier des marchés en est à ses dernières phases, mais il n’est pas encore terminé. Il devrait simplement être associé à un niveau de volatilité beaucoup plus élevé.
 
Pour le moment les acteurs économiques sont beaucoup plus focalisés sur les problèmes macro/géopolitiques que sur les résultats d’entreprises. Si ce n’était pas le cas, ils salueraient comme il se doit, des publications qui sont, malgré le contexte international, toujours excellentes avec des perspectives à court-moyen terme, de bonnes factures. On assiste à une dichotomie croissante entre la perception des investisseurs et les messages véhiculés par les entreprises.
 
Si un accord solide et durable était trouvé entre les Etats-Unis et la Chine, cela nous offrirait très probablement un rebond sur les marchés. De plus, tout signal positif concernant le Brexit ou le durcissement des politiques monétaires détendrait le régime d’incertitudes actuelles qui pollue les marchés.
 
Le ralentissement économique semble bien intégré dans les valorisations des marchés. Une récession mondiale n’est pas d’actualité au regard des fondamentaux de la croissance mondiale actuelle
 
Si 2018 s’est révélée être une année durant laquelle il a été impératif de continuer à faire preuve de courage, 2019 s’annonce prometteuse. Nous pensons que le retour de la volatilité en 2018 est cohérent avec un cycle de maturation et que la croissance des actions est encore possible.

 

 

Pinel, meublé, forêts, parking... Quel investissement immobilier privilégier en 2019 ?

invst immobilier

Si vous investissez dans la pierre pour vous constituer un capital, privilégiez l'ancien avec travaux. Si vous investissez pour défiscaliser, préférez le neuf en loi Pinel. Et si vous recherchez un produit de rente, optez plutôt pour les résidences meublées (étudiantes, seniors, affaires, tourisme). 

Acheter un logement pour le louer peut aussi constituer un bon plan. Surtout en période de taux d’intérêt réel négatif comme aujourd’hui. Parking, chambre d’étudiant, achat sur plan ou dans l’ancien avec travaux…

Les produits sont nombreux. A vous de choisir celui qui répond le mieux à vos besoins. Les différentes alternatives (classées par ordre alphabéthique) et nos conseils pour 2019. 

Forêts

Un placement réservé aux initiés et aux néophytes conseillés par des spécialistes. L’attrait de l’investissement est la valorisation du bien et une fiscalité successorale très allégée, plus que le rendement.

Pinel 

Acheter un logement neuf destiné à la location pour réduire ses impôts peut constituer un placement gagnant. À la condition d’emprunter au meilleur taux, de ne pas surpayer le bien (écart maximal de 25% par rapport à l’ancien) et d’investir dans une ville au marché locatif dynamique où les programmes neufs en Pinel ne sont pas surabondants.

Location dans l'ancien

Acheter à bon prix sur un marché locatif dynamique, c’est faire un bon placement. D’autant que la faiblesse des taux d’intérêt permet de se financer à bon compte. Soyez sélectif et investissez pour le long terme.

Location meublée

Fiscalement, la location d’un meublé garde son intérêt, à condition de proposer un bien en parfait état et bien situé pour supporter la concurrence qui s’intensifie dans les grandes agglomérations.

OPCI

L’OPCI offre une meilleure liquidité que la SCPI. Comme tous les placements immobiliers, il s’envisage sur le long terme.

Parkings 

Un placement idéal pour un complément de revenus. La revente ne pose pas de difficultés dans les grandes agglomérations où l’on manque de parkings publics.

Résidence principale

Les taux d’emprunt sont très avantageux pour les acheteurs. Profitez-en pour devenir propriétaire ou pour vous agrandir à bon compte. La résidence principale est l’une des dernières niches fiscales.

SCPI

Pour diversifier son patrimoine ou se procurer des revenus, les SCPI investies en immobilier d’entreprise représentent une solution séduisante. Le ticket d’entrée est très accessible et elles fournissent des revenus réguliers. Attention toutefois à l’évolution de la valeur des parts et à leur liquidité.

Sociétés foncières cotées

Rendement attrayant, facilité d'achat et de revente. En revanche, la volatilité propre aux actions peut être dissuasive si vous cherchez un placement qui ne nécessite pas une attention régulière.

Vignobles 

Placement qui exige un investissement personnel important ou l’aide de professionnels de qualité et reconnus. Défiscalisation intéressante pour les gros patrimoines.

Source : Le Revenu

Réduire son impôt 2019

La décision à prendre avant le 31 décembre

impots 2019

Le 31 décembre, il sera trop tard ! Pour réduire vos impôts 2019 sur les revenus 2018, vous devez impérativement agir avant la fin de l’année. Votre cabinet X vous propose de profiter en toute légalité d’un dispositif fiscal qui reste efficace malgré «l’année blanche» et la mise en place du prélèvement à la source le 1er janvier 2019. Il s’agit de l’investissement dans des FIP ou des FCPI.
 
Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) permettent aux particuliers d’injecter une partie de leurs économies dans les entreprises dites innovantes et dans des PME de proximité.
 
Quel avantage fiscal ?
 
L’investisseur bénéficie, comme pour l’investissement dans les PME, d’une réduction fiscale de 18 % du montant investi. Mais les plafonds sont moins élevés : 12.000 € pour une personne seule, soit 2.160 € de réduction fiscale (le double pour un couple marié ou pacsé). Elle passe à 38 % pour les FIP Corse et Outre-Mer (4.560 € de réduction). Un investisseur peut cumuler les réductions d’impôt FIP et FCPI jusqu’à ce qu’il ait atteint le plafond pour chacun. Ainsi, il peut défiscaliser jusqu’à 4.320 € par an pour les fonds métropolitains. Mais ce dispositif est soumis au plafonnement global à 10.000 € par an, et le report de la réduction non utilisée n’est pas possible. Si vous dépassez les 10.000 €, le surplus est perdu.
 
Quel budget minimal ?

Assez faible :dès 1.000 € la part (et 2 % de droits d’entrée environ), mais il faut la conserver pendant au moins six ans.
 
Ainsi, l’investissement dans des PME possède un double avantage : d’une part vous récupérez une partie de votre investissement en réduction d’impôts et d’autre part vous devenez actionnaire de sociétés qui peuvent être un excellent investissement. En investissant dans plusieurs PME, si l’une d’entre elles a un problème, votre mise est couverte par les autres PME. Les produits sélectionnés investissent dans des entreprises qui bénéficient d’innovations de rupture ou encore qui favorisent la filière touristique française.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d’une présentation détaillée.
 
Avertissement :
FIP et FCPI investissent en actions non cotées. Le placement n’offre aucune garantie sur le capital.

Bourse : 4 risques qui ont fait plier les marchés

bourse marche

Que ce soit à Wall Street, en Europe ou en Asie, les marchés financiers ont traversé une semaine pour le moins tourmentée. Signe de la fébrilité qui s'empare des investisseurs internationaux, l'indice de « la peur », le Vix, qui mesure la volatilité, a bondi de 10 points depuis le 3 octobre pour s'inscrire à 23,08%, au plus haut depuis début avril. Le marché parisien aussi a été chahuté. A trois mois de la fin de l'année boursière, son indice phare le CAC 40 a cédé 3%. Et pour cause, la liste des risques commence à être longue.

 

Dans son dernier bulletin, le Fonds Monétaire International a pointé la montée des risques qui pèsent sur la stabilité financière mondiale: escalade des tensions commerciales, risque de ralentissement de la croissance mondiale, ... non seulement « il y a des nuages à l'horizon », s'inquiète le chef économiste du FMI, mais « la probabilité augmente de voir se produire d'autres chocs négatifs » ajoute l'institution. Après l'OCDE le mois dernier, les perspectives de croissance du FMI sont par conséquent revues à la baisse à 3,7 % pour 2018 et l'an prochain, alors qu'il tablait sur une croissance de 3,9% au printemps.

 

La crainte d'une escalade dans le bras de fer USA /Chine


Derrière les prévisions économiques, le spectre d'une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis reste en toile de fond et alimente régulièrement les inquiétudes des investisseurs, qui craignent notamment que les mesures protectionnistes prises par l'administration Trump ne viennent peser sur l'économie de l'Empire du Milieu.  Car pour l'heure les négociations sont au point mort, le président américain ayant douché récemment sur twitter les espoirs de parvenir à un accord commercial à court terme avec Pekin.


Dans ce contexte international agité, il semblerait qu'on puisse toujours compter sur la détermination de Donald Trump à imprimer sa marque à l'échelle internationale, et ce d'autant plus à quelques semaines des élections de mi-mandat, où le congrès risque de basculer dans le camp démocrate. Mais pour Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM, « l'objectif de Donald Trump reste d'obtenir un nouvel accord commercial avec la Chine et pour nouer un accord commercial, le président américain aura besoin du Congrès. Il est donc probable qu'on assiste à des négociations commerciales moins chaotiques après les midterms ».

 

Une erreur de politique monétaire


En pleine campagne pour les élections de mi-mandat, Trump imprime sa marque aussi à domicile, allant même jusqu'à accuser la Fed, la banque centrale américaine- institution pourtant indépendante- d'être littéralement « tombée sur la tête ». Engagée dans son processus de resserrement monétaire, le président agite le chiffon rouge d'une remontée trop brutale des taux qui précipiterait l'économie vers la fin de cycle. Un discours qui porte au moment où le Fonds Monétaire International fait part de son inquiétude sur le risque d'un ralentissement économique planétaire et la stabilité financière. Car de fait, une erreur de « timing » de la Fed pourrait couter cher, non seulement à l'économie américaine, mais aussi aux pays émergents dont la dette est libellée en dollars, ce qui ne manquerait pas de déstabiliser la planète finance.
 

La peur d'un emballement des taux

 

Pourtant les chiffres économiques sont là et rendent la hausse des taux inéluctable aux Etats-Unis. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, la croissance économique caracole à 3%, et l'inflation reste maitrisée, autour de 2%.  Sur le papier, le processus de hausse des fed funds semble donc justifié, à condition que la Fed maitrise parfaitement sa communication en ne prenant pas les marchés de court. Pour les marchés obligataires ce n'est pas tant la tendance de fonds qui inquiète mais la vitesse à laquelle les rendements des obligations américaines augmentent. Or depuis une semaine, le rythme de la hausse des Treasuries à 2 et 10 ans s'est accéléré, avec un T-Notes à 10 ans qui a atteint mardi un pic, à 3,261%, au plus haut depuis mai 2011, avant de retomber autour du seuil des 3,2%. Le taux des titres à deux ans quant à lui s'est dangereusement rapproché cette semaine du seuil symbolique des 3%, avant de revenir 2,84%.

 

L'Italie : bombe à retardement ?

 

En Europe, où la BCE n'a pas encore franchi le pas d'une hausse de son taux directeur, c'est en Italie, la troisième puissance économique de la zone euro, que la hausse des taux est surveillée comme du lait sur le feu. En milieu de semaine, le spread, c'est-à-dire l'écart des taux entre le 10 ans italien et le 10 ans allemand atteignait 315 points, son niveau le plus élevé depuis avril 2013. Autre signe que la perception du risque a changé depuis l'arrivée du gouvernement italien, Rome doit payer plus de 1.5% de taux d'intérêt pour s'endetter à 2 ans sur les marchés alors qu'elle pouvait emprunter à des taux négatifs sur cette maturité il y a quelques mois. 

Engagé dans un bras de fer avec Bruxelles, le ministre de l'économie, Giovanni Tria paye les conséquences de sa volonté de mettre en œuvre son programme de relance, qui va faire gonfler le déficit à 2,4% cette année, en nette hausse par rapport à la prévision de 0,8% de déficit annoncé par le précédent exécutif de centre-gauche. Dans ce contexte, le verdict des agences de notation sur la note de dette italienne sera particulièrement scruté par les marchés. Moody's et S & P doivent en effet rendre leur décision à la fin du mois emboitant le pas à l'agence Fitch, qui a déjà jugé que le projet de budget entraînera « des risques accrus » pour les finances publiques transalpines. Mais au-delà du verdict des agences et de la question de la soutenabilité de la dette italienne, il ne faudrait pas que les marchés se replongent dans les mauvais souvenirs de la crise souveraine de 2011... car cette fois-ci, cela pourrait être le coup de grâce pour la zone euro.

 

 

Source : Boursorama

Age de départ, cotisations, régimes sociaux....

Les grandes lignes de la réforme des retraites dévoilées

retraite cotisations

Mercredi 10 octobre, le haut-commissaire à la reforme des retraites, Jean-Paul Delovoye, a présenté aux organisations syndicales et patronales ses premiers arbitrages. 
 

Les choses se précisent. Après six mois de concertation, les premiers contours de la réforme des retraites se dessinent. Sans surprise, il s’agira bien d’un système universel qui remplacera les 42 régimes de retraite existants. Derrière ce concept général, voici les principales mesures qui doivent encore faire l’objet de négociations et d’ajustements techniques :

 

Qui sera concerné par la réforme ?

Seuls ceux qui sont à plus de cinq ans de la retraite seront impactés. Les retraités et les personnes proches de la retraite continueront à s’inscrire dans l’ancien système. Le passage au régime universel par points devrait se faire via une phase de transition. Au plus tôt à compter du 1er janvier 2025, les droits acquis seront transformés en points. “Nous veillerons à ce que cette conversion puisse se faire sans aucune perte de droits”, affirme Jean-Paul Delevoye. Pour atteindre cet objectif, le haut-commissaire explique qu’il faut d’abord réaliser des simulations en fonction des différentes situations professionnelles pour ensuite réussir à déterminer la valeur du point. Après cette période de transition, l’ensemble des droits acquis à la retraite seront systématiquement transformés en points.

 

Les revenus d’activité pris en compte
 

Pour englober l’ensemble des régimes actuels de la retraite de base et complémentaire, le régime universel prendra en compte les revenus d’activité dans la limite de trois plafonds de la sécurité sociale soit 9.933 euros par mois. Jusqu’à présent les cotisations pour la retraite de base portaient sur les revenus dans la limite d’un plafond de la sécurité sociale soit 3.311 euros et allaient au-delà uniquement pour la retraite complémentaire. Ainsi, avec la réforme, le régime complémentaire pour les salariés du privé Agirc Arrco serait quasiment entièrement aspiré par le régime universel. Les cotisations pour les complémentaires ne porteraient plus que sur la partie des salaires supérieure à 9.933 euros, ce qui concernerait au maximum 300.000 personnes. Ces derniers pourraient alors continuer à cotiser à l’Agirc ou se tourner vers l’épargne individuelle.

 

Le taux de cotisation
 

Le taux de cotisation vieillesse sera de l’ordre de 28% pour les salariés et leurs employeurs dans les secteurs privés et publics. Un niveau proche de la situation actuelle selon le haut-commissariat. Les travailleurs indépendants devraient, de leur côté, bénéficier d’un régime de cotisation adapté car actuellement, leur niveau de cotisation est largement inférieur à 28%. Pour éviter une trop forte hausse, l’U2P (Union des entreprises de proximité) propose, parmi les pistes de réflexion, un système d’ajustement avec peut-être une baisse des cotisations maladie. Une question qui fera l’objet de discussions lors des prochaines rencontres avec les syndicats et le patronat.

 

Âge de départ à la retraite
 

Le haut commissaire a rappelé que l’âge minimum pour partir à la retraite restera à 62 ans, tout en prenant soin de ne pas dire s’il s’agira aussi de l’âge à partir duquel il sera possible de bénéficier d’une retraite à taux plein. Il n’a donc pas totalement fermé la porte à l’idée défendue par le patronat d’une deuxième limite d’âge, dit âge-pivot, qui permettrait de partir à la retraite sans subir de décote.

 

Attribution de points supplémentaires
 

Ce nouveau régime accordera des points supplémentaires pour chaque enfant, dès le premier enfant. Pour faire face aux aléas de la vie professionnelle, un système de compensation de points est aussi prévu en cas de période de chômage, de maladie ou de maternité. Pour le moment, rien a été précisé sur le nombre de points attribués, ni sur les critères à respecter pour en bénéficier.

 

Les régimes spéciaux
 

Le régime universel intégrera l’ensemble des régimes spéciaux comme ceux de la SNCF, de la RATP ou encore de la Banque de France. “Régime universel ne signifie pas régime unique” a tenu à préciser Jean-Paul Delevoye. Traduction : si le régime par points s’appliquera à tous, des particularités pourront exister en fonction des branches professionnelles. Par exemple, certaines professions comme les pompiers pourraient continuer de partir à la retraite avant 62 ans.
 

Intégration des primes des fonctionnaires civils et militaires et des salariés des régimes spéciaux

 

Aujourd’hui les primes des fonctionnaires ne sont pas prises en compte pour le calcul des droits à la retraite. La réforme changera la donne : ces primes feront l’objet de cotisations, et généreront donc des droits en vue de la pension. Cette mesure entrera en vigueur à partir du moment où le nouveau système de retraite par points sera mis en place, il n’y aura pas de cotisation sur les primes avant cette date.

 

Le calendrier
 

Après ce premier point étape, de nouvelles rencontres en face à face avec les syndicats et le patronat sont programmées. Jean-Paul Delevoye a affirmé qu’il voulait donner le temps nécessaire à une nouvelle phase de concertation qui devrait permettre de s’accorder sur les points techniques de cette réforme. S’il a assuré que la loi devrait être votée en 2019, il n’a pas pris d’engagement sur le premier ou le deuxième semestre.

 

Source : Capital

Marchés : la grande divergence

guerre commerciale

Si 2017 s'est révélée une année florissante pour les marchés, qu'en sera-t-il pour 2018 ? Comment expliquer la divergence ?
 
L’année 2017 a été marquée par une conjoncture particulièrement favorable pour les marchés. L’indice de surprises économiques pour la Zone Euro était resté positif toute l’année, une rareté ! Tous les indices actions majeurs ont progressé sur l’année. La corrélation moyenne entre ces indices était de 79% en 2017. La reprise synchronisée globale a permis à toutes ces bourses de réaliser des performances enviables.
 
Malheureusement, cette année est totalement différente, et ce en particulier depuis les plus hauts de janvier. D’une part, la corrélation entre ces indices est tombée à 13%, il n’y a donc plus de facteur global évident pour tirer les marchés comme l’année dernière. La dispersion de performance entre la meilleure performance (le Nasdaq +15,3%) et la pire (Shanghai Composite Index -18,4%) est d’ailleurs plus que conséquente.
 
D’autre part, si la performance moyenne des cinq indices était de 20,0% l’année dernière, elle est de -2,2% depuis le début de l’année. L’environnement est très nettement moins porteur.
 
Les causes de la divergence sont connues : les incertitudes politiques avec la Guerre commerciale, le Brexit et les problèmes politiques en Italie, mais aussi un environnement de liquidité moins généreux (14 des 44 banques centrales dans le monde ont monté leurs taux depuis le second trimestre 2018) et  une croissance plus incertaine. A l’opposé la réforme fiscale américaine a dopé les bénéfices. L’impact est évidemment beaucoup plus hétérogène, les pays émergents par exemple, souffrent beaucoup plus de la guerre commerciale et du resserrement des liquidités.

Source : Le Courrier Financier

Flat Tax, dividende, année blanche : cinq questions sur la fiscalité des actions

fiscalisation

Depuis le 1er janvier, la flat-tax de 30% s’applique sur les revenus des actions (dividendes et plus-values). Cette réforme fiscale, plutôt favorable pour l’épargnant, suscite néanmoins des questions.
 
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% s’appliquera-t-il en 2019 ?
 
Oui. Le prélèvement forfaitaire unique et le prélèvement à la source vont cohabiter. Le PFU s’appliquera sur les revenus de vos placements et le prélèvement à la source sur les autres revenus (salaires, retraites, …). Une distinction doit toutefois être faite entre l’imposition d’un dividende et l’imposition d’une plus-value car l’impôt ne sera pas payé au même moment.
 
Les actions sont-elles concernées par l’année blanche ?
 
Non. Pour éviter au contribuable de supporter une double charge fiscale en 2019 (année prévue, pour le moment, de mise en place du prélèvement à la source), le législateur a prévu de ne pas imposer les revenus perçus en 2018. Mais l’année blanche est réservée aux revenus concernés par le prélèvement à la source. Or les revenus de vos actions (plus-values ou dividendes) ne sont pas concernés par le prélèvement à la source. Ils ne profiteront pas de l’année blanche.
 
À quel moment suis-je imposé sur le dividende ?
 
Depuis le 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique s’applique sur le dividende dès qu’il est distribué. Le taux de prélèvement est de 30% dont 17,2% de prélèvements sociaux. Il s’applique sur le montant brut. Vous pouvez opter pour une imposition au barème progressif, mais cette option n’intervient qu’au moment de la déclaration des revenus. Si avec l’option le montant d’impôt dû est inférieur à ce que vous avez déjà payé, la différence vous sera restituée.
 
À quel moment suis-je imposé sur les plus-values ?
 
Comme les dividendes, les plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2018 sont concernées par le PFU. Mais l’imposition n’est pas immédiate, contrairement aux dividendes. Les plus-values doivent d’abord être déclarées. Les éventuelles moins-values réalisées au cours de l’année ou celle en report viendront diminuer le montant de la plus-value imposable.
 
L’imposition n’interviendra qu’une fois votre déclaration de revenus faite. L’administration fiscale fera apparaître sur votre avis d’imposition, le montant dû selon que vous retenez le PFU ou une imposition au barème progressif.
 
Comment choisir entre le PFU et l’imposition au barème progressif ?
 
Tout dépend de votre situation personnelle. Les personnes non imposables auront généralement intérêt à opter pour le barème progressif puisqu’ils ne seront pas imposés. Dans les autres cas, en retenant le barème progressif vous conserverez les abattements pour durée de détention applicables aux plus-values, et l’abattement de 40% sur les dividendes.
 
Pour connaître la solution la plus avantageuse, il vous suffit de faire une simulation sur le site impôts.gouv et de comparer l’impôt dû avec ou sans le PFU. Précisons que le prélèvement forfaitaire unique ne concerne pas les gains réalisés sur les PEA. Les plus-values et les dividendes réalisés sur un PEA restent soumis à la fiscalité du PEA.
 

Source : Le Revenu

En plaçant leurs économies sur le livret A, les français perdent de l'argent

guerre commerciale

investissement finance

Le livret A ne rapporte que 0,75%, c'est-à-dire moins que l'inflation. Les Français, qui ont placé 880 millions d'euros sur ce placement réglementé en juillet, y perdent donc. C'est que les placements rémunérateurs sont rares, à moins d'accepter de prendre des risques.
 
Le Livret A et sa rémunération négative, une fois l'inflation déduite, ne rebutent pas les épargnants. En juillet, les Français ont placé 880 millions d'euros supplémentaires sur ce placement réglementé rémunéré à 0,75%, et près de 10 milliards d'euros depuis le début de l'année. Cette collecte, légèrement meilleure que l'année précédente, porte l'encours du livret A à 281,7 milliards d'euros à la fin du mois de juillet. À titre de comparaison, l'assurance-vie a collecté 12,2 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année et son encours, six fois plus élevé que celui du livret A, s'élève à 1701 milliards d'euros.
 
Avec une telle rémunération, de surcroît figée par le gouvernement jusqu'en 2020, les épargnants perdent de l'argent à laisser dormir leurs économies sur le livret A. Sur la même période, les prix ont progressé de 2,3% sur un an. Alors pourquoi persistent-ils à y placer leurs deniers? Tout simplement parce que les placements garantis, sans risque et liquides, c'est-à-dire desquels il est possible de retirer facilement son argent, ne sont pas légion.
 
Les fonds euros de l'assurance-vie, également garantis, ont rapporté 1,8% en moyenne l'année dernière. Mais ce rendement est fiscalisé, et tous les contrats ne proposent pas, loin de là, un tel rendement. Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts depuis le 1er août 2016 ne rapportent de leur côté plus que 1% brut, soit 0,70% une fois le prélèvement forfaitaire unique déduit. C'est aujourd'hui moins que le livret A, et les retraits y sont beaucoup plus contraignants. Quant aux livrets bancaires, ils ne sont pas plus intéressants.
 
Investir sur les marchés

Pour obtenir une rémunération supérieure, les épargnants sont aujourd'hui contraints de prendre des risques, ce que rechignent encore à faire une majorité de Français. Dans cet environnement de taux bas, environ 40% des flux de placements végètent ainsi tout simplement sur les comptes bancaires courants, d'après la Banque de France.
 
Pour booster leurs revenus, une part croissante d'épargnants, souvent parmi les plus fortunés, se risquent cependant sur les marchés financiers. Les unités de compte représentaient en juin 30% des cotisations versées sur un contrat d'assurance-vie, selon la Fédération française de l'assurance. Une évolution vue d'un bon œil par le gouvernement, qui souhaite réorienter l'épargne des Français vers le financement des entreprises. Outre l'instauration du prélèvement forfaitaire unique de 30% sur l'ensemble des revenus financiers, le prochain vote de la loi Pacte devrait donner un coup de pouce à l'épargne-retraite, souvent placée sur les marchés à un horizon long. L'Autorité prudentielle de contrôle et de régulation (ACPR) rappelle cependant qu'investir sur des unités de comptes n'est pas sans risque et nécessite, sauf à être expert, un accompagnement.
 

Source : Le Figaro

Comment placer sa trésorerie d'entreprise en 2018 ?

placement tresorerie entreprise

Les entreprises françaises sont riches de trésorerie actuellement, et pourtant elles peinent à trouver des solutions rentables alors que les taux restent très bas. Pour rappel, en 2007 l’emprunt d’État français à 10 ans, le placement sans risque, rapportait 4%. Aujourd’hui, il ne rapporte plus que 0,78%. La croissance en France en 2018 devrait s’établir à 1,6%, d’après l’INSEE. La santé financière des PME n’a jamais été aussi bonne depuis 2007 en France. Toutes les enquêtes de conjoncture sont positives depuis l’été 2017, même si un léger ralentissement est visible au 1er trimestre 2018.
 
Les solutions classiques de placement de trésorerie délivrent un rendement nul.

Avec une inflation comprise entre 1,2% et 1,6% ces derniers mois, aucune des solutions classiques de trésorerie d’entreprise ne permet d’obtenir un rendement réel positif. Il est donc nécessaire, pour les chefs d’entreprise, les directeurs financiers ou de trésorerie, d’envisager de nouvelles solutions pour obtenir des rendements de trésorerie attractifs.
 
Lorsqu’il s’agit de trésorerie d’entreprise, certains paramètres spécifiques entrent en ligne de compte de façon plus importante que dans le cadre du patrimoine privé. Il s’agit notamment de :

  • la disponibilité des fonds ;

  • l’horizon de placement recommandé ;

  • les conditions de sortie et la structure de frais en cas de retrait anticipé ; certains produits de trésorerie sanctionnent en effet le retrait anticipé ;

  • le statut juridique de l’entreprise, car selon celui-ci les solutions accessibles peuvent différer d’un acteur à un autre. Par exemple, une entreprise commerciale aura accès à moins de possibilité d’investissement, qu’une holding patrimoniale. Les niveaux minimums d’investissements pourront également différer. 

Placements structurés ACTIONS ou INDICES avec protection du capital variable

Il s’agit de placements dont sont généralement très friands les épargnants particuliers, et que nous sommes en mesure de retrouver sous une forme proche, pour les entreprises. Ces fonds structurés offrent d’une part une visibilité sur un rendement attendu (de 3 à 8%) sur un horizon de placement donné (de 3 à 8 ans), tout en obtenant une protection du capital (totale ou jusqu’à 30 ou 40% de baisse du sous-jacent de référence).
 
Ces niveaux de protection et de durée évoluent bien entendu à l’inverse du rendement attendu ; plus le niveau de protection est important, moins l’objectif de rendement est élevé. Pour une trésorerie d’entreprise (supérieure à 100 000 €), un appel d’offres sera nécessairement lancé afin d’obtenir une proposition sur mesure et adéquate à la stratégie de disponibilité de l’entreprise.
 
Il s’agit de proposer des fonds à formule assis sur un panier d’actions ou un indice boursier, mais avec une durée de vie plus courte que pour les particuliers. L’objectif de rendement que l’on peut servir actuellement est également de l’ordre de 2% à 3% net d’IS (Impôt sur les Sociétés). Certains produits peuvent viser des objectifs de rendement plus importants encore et se rapprocher de 6 ou 7%, mais avec une prise de risque plus importante.
 
La quête d’un couple rendement/risque amélioré, pour la trésorerie d’entreprise, s’inscrit dans le même objectif que celui des particuliers. Cependant, en acceptant de remettre en cause les recettes classiques proposées par les banques, le chef d’entreprise ou son directeur financier, peuvent faire gagner à leurs actionnaires un surplus de résultat financier qui n’est pas négligeable.

En passant simplement d’une rémunération, de +0,5% à +3 ou +4%, tout en conservant une haute maitrise du risque, il est possible de quadrupler voire de quintupler son résultat financier après impôt sur les sociétés. Démonstration faite, il existe de nombreuses solutions pour sortir du classique tryptique (Monétaire, Compte à Terme, Fonds en euros) et d’obtenir un niveau de diversification et de rendement autour de 3 à 4% net en répartissant les avoirs de sa trésorerie sur les Fonds structurés indices, actions.

LOI PACTE : ce que ça change pour votre épargne

loi pacte

Aménagements des placements retraite, coup de pouce à l'épargne salariale, aux fonds Eurocroissance et au PEA-PME : les mesures qui vous concernent.

S'il cherche d'abord à favoriser la croissance des entreprises, et notamment des PME, pour encourager la création d'emplois, et inclut des cessions d'actifs pour ADP, FDJ et Engie afin de financer cette ambition, le projet de loi Pacte vise aussi à mieux associer les salariés aux fruits de la croissance, à travers une évolution de la taxation des mécanismes d’intéressement, d’épargne salariale ou d’actionnariat salarié. Et il s'agit également de faire évoluer l’épargne retraite.

Relancer les fonds Eurocroissance

Bruno Le Maire l'a redit le 18 juin : «Il n'y aura pas de big bang de l’assurance vie». Le gouvernement veut seulement relancer les fonds Eurocroissance, ce produit hybride qui n’arrive pas à décoller depuis son lancement en 2014, par une simplification de la présentation de leur rendement annuel aux épargnants.

Celui-ci serait en outre bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, mais cependant plus risqués et moins liquides, dans des PME.
 
Soutenir l'épargne salariale

La suppression du forfait social (contribution à la charge de l'employeur) de 20% sur la participation aux résultats dans les entreprises de moins de 50 salariés pourrait encourager ce dispositif dans ces sociétés qui n’ont pour le moment aucune obligation de partager leurs bénéfices avec leurs salariés. Mais l'absence de contrainte restera la règle.
Le projet de loi supprime aussi le forfait social sur l’abondement dans les plans d’épargne d’entreprise (PEE) et plans d’épargne retraite collectifs (Perco) dans les entreprises de moins de 50 salariés. La taxation à 20% sera également supprimée pour les accords d'intéressement dans les entreprises comptant  jusqu’à 250 salariés, qui disposeront ainsi d’un instrument supplémentaire de rémunération.

Dans de tels accords, la prime est versée aux salariés lorsque des objectifs définis à l'avance ont été atteints. Cette baisse sensible de la taxation pourrait inciter les PME à reconsidérer l’épargne salariale par rapport à des augmentations de salaire.
 
Les dispositifs d'épargne salariale n’obligent pas en effet à prendre des engagements de long terme, comme pour une rémunération fixe en CDI.
 
Selon le ministère du Travail, seulement 3,2% des salariés d’entreprises de moins de 50 personnes bénéficieraient de primes de participation.
 
Et moins de 40% des salariés d'entreprises de 100 à 250 personnes en bénéficieraient. La suppression du forfait social pourrait inciter les PME à se doter de tels accords. Mais tout dépendra des dirigeants de l'entreprise.
 
Encourager l'épargne retraite

Le gouvernement veut aussi faciliter les transferts (la «portabilité») de l’épargne retraite, dont l’encours est estimé à plus de 200 milliards d’euros, entre les différents supports existants (Perco, Perp, contrat Madelin, etc.).
 
Et il ne sera plus nécessaire d'avoir d'abord un PEE dans l'entreprise pour ouvrir un Perco.
 
L'instauration d’un produit unique d'épargne retraite, composé de plusieurs compartiments, est une vraie innovation.
 
Elle permettra d'abriter à la fois les versements volontaires de l’épargnant, les sommes préalablement placées dans un Perco, ainsi que celles issues d’un régime de retraite supplémentaire de type «article 83» ou Plan d’épargne retraite entreprise (Pere).
 
Après avoir quitté une société, un salarié disposerait ainsi d’un seul et unique produit de retraite rassemblant toutes les sommes consacrées à cet objectif, ce qui en facilitera la gestion et la lisibilité.
 
Cette épargne au long cours fera l’objet, par défaut, d’une gestion pilotée, qui permettrait de sécuriser peu à peu l’épargne à l’approche de la date de départ à la retraite.
 
Les sommes seront réparties sur les types de placements selon la durée prévisible avant le départ en retraite, avec une part d'actions renforcée pour les plus jeunes, qui diminuerait ensuite au fil du temps pour sécuriser le capital.
 
Sur demande expresse, les épargnants pourront toutefois renoncer à cette gestion pilotée. Le choix sera laissé entre une sortie en capital ou en rente. Mais l'abattement fiscal de 10% sera maintenu au contribuable sur ses revenus annuels dans le cas de la rente.
 
Stimuler l'actionnariat salarié

Pour stimuler l’actionnariat salarié, les entreprises privées pourront offrir un abondement unilatéral dans un plan d'épargne entreprise (PEE), sans obligation préalable de participation volontaire du salarié.
 
Et le forfait social sur l'abondement employeur sera réduit de 20% à 10%.
 
Du financement participatif dans le PEA-PME

Lancé en 2014, le PEA-PME n’a pas encore rencontré le succès escompté avec ses 65.000 titulaires et son encours de 1,1 milliard d’euros.
 
Il sera ouvert aux titres de financement participatif (crowdfunding) et aux obligations à taux fixe.
 
Le projet de loi devrait être examiné à partir de septembre par le Parlement. Sur certains articles, le gouvernement envisage le recours aux ordonnances.

Le Revenu