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La Financière d'Orion

Réduire son impôt 2019

La décision à prendre avant le 31 décembre

impots 2019

Le 31 décembre, il sera trop tard ! Pour réduire vos impôts 2019 sur les revenus 2018, vous devez impérativement agir avant la fin de l’année. Votre cabinet X vous propose de profiter en toute légalité d’un dispositif fiscal qui reste efficace malgré «l’année blanche» et la mise en place du prélèvement à la source le 1er janvier 2019. Il s’agit de l’investissement dans des FIP ou des FCPI.
 
Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) permettent aux particuliers d’injecter une partie de leurs économies dans les entreprises dites innovantes et dans des PME de proximité.
 
Quel avantage fiscal ?
 
L’investisseur bénéficie, comme pour l’investissement dans les PME, d’une réduction fiscale de 18 % du montant investi. Mais les plafonds sont moins élevés : 12.000 € pour une personne seule, soit 2.160 € de réduction fiscale (le double pour un couple marié ou pacsé). Elle passe à 38 % pour les FIP Corse et Outre-Mer (4.560 € de réduction). Un investisseur peut cumuler les réductions d’impôt FIP et FCPI jusqu’à ce qu’il ait atteint le plafond pour chacun. Ainsi, il peut défiscaliser jusqu’à 4.320 € par an pour les fonds métropolitains. Mais ce dispositif est soumis au plafonnement global à 10.000 € par an, et le report de la réduction non utilisée n’est pas possible. Si vous dépassez les 10.000 €, le surplus est perdu.
 
Quel budget minimal ?

Assez faible :dès 1.000 € la part (et 2 % de droits d’entrée environ), mais il faut la conserver pendant au moins six ans.
 
Ainsi, l’investissement dans des PME possède un double avantage : d’une part vous récupérez une partie de votre investissement en réduction d’impôts et d’autre part vous devenez actionnaire de sociétés qui peuvent être un excellent investissement. En investissant dans plusieurs PME, si l’une d’entre elles a un problème, votre mise est couverte par les autres PME. Les produits sélectionnés investissent dans des entreprises qui bénéficient d’innovations de rupture ou encore qui favorisent la filière touristique française.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d’une présentation détaillée.
 
Avertissement :
FIP et FCPI investissent en actions non cotées. Le placement n’offre aucune garantie sur le capital.

Bourse : 4 risques qui ont fait plier les marchés

bourse marche

Que ce soit à Wall Street, en Europe ou en Asie, les marchés financiers ont traversé une semaine pour le moins tourmentée. Signe de la fébrilité qui s'empare des investisseurs internationaux, l'indice de « la peur », le Vix, qui mesure la volatilité, a bondi de 10 points depuis le 3 octobre pour s'inscrire à 23,08%, au plus haut depuis début avril. Le marché parisien aussi a été chahuté. A trois mois de la fin de l'année boursière, son indice phare le CAC 40 a cédé 3%. Et pour cause, la liste des risques commence à être longue.

 

Dans son dernier bulletin, le Fonds Monétaire International a pointé la montée des risques qui pèsent sur la stabilité financière mondiale: escalade des tensions commerciales, risque de ralentissement de la croissance mondiale, ... non seulement « il y a des nuages à l'horizon », s'inquiète le chef économiste du FMI, mais « la probabilité augmente de voir se produire d'autres chocs négatifs » ajoute l'institution. Après l'OCDE le mois dernier, les perspectives de croissance du FMI sont par conséquent revues à la baisse à 3,7 % pour 2018 et l'an prochain, alors qu'il tablait sur une croissance de 3,9% au printemps.

 

La crainte d'une escalade dans le bras de fer USA /Chine


Derrière les prévisions économiques, le spectre d'une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis reste en toile de fond et alimente régulièrement les inquiétudes des investisseurs, qui craignent notamment que les mesures protectionnistes prises par l'administration Trump ne viennent peser sur l'économie de l'Empire du Milieu.  Car pour l'heure les négociations sont au point mort, le président américain ayant douché récemment sur twitter les espoirs de parvenir à un accord commercial à court terme avec Pekin.


Dans ce contexte international agité, il semblerait qu'on puisse toujours compter sur la détermination de Donald Trump à imprimer sa marque à l'échelle internationale, et ce d'autant plus à quelques semaines des élections de mi-mandat, où le congrès risque de basculer dans le camp démocrate. Mais pour Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM, « l'objectif de Donald Trump reste d'obtenir un nouvel accord commercial avec la Chine et pour nouer un accord commercial, le président américain aura besoin du Congrès. Il est donc probable qu'on assiste à des négociations commerciales moins chaotiques après les midterms ».

 

Une erreur de politique monétaire


En pleine campagne pour les élections de mi-mandat, Trump imprime sa marque aussi à domicile, allant même jusqu'à accuser la Fed, la banque centrale américaine- institution pourtant indépendante- d'être littéralement « tombée sur la tête ». Engagée dans son processus de resserrement monétaire, le président agite le chiffon rouge d'une remontée trop brutale des taux qui précipiterait l'économie vers la fin de cycle. Un discours qui porte au moment où le Fonds Monétaire International fait part de son inquiétude sur le risque d'un ralentissement économique planétaire et la stabilité financière. Car de fait, une erreur de « timing » de la Fed pourrait couter cher, non seulement à l'économie américaine, mais aussi aux pays émergents dont la dette est libellée en dollars, ce qui ne manquerait pas de déstabiliser la planète finance.
 

La peur d'un emballement des taux

 

Pourtant les chiffres économiques sont là et rendent la hausse des taux inéluctable aux Etats-Unis. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, la croissance économique caracole à 3%, et l'inflation reste maitrisée, autour de 2%.  Sur le papier, le processus de hausse des fed funds semble donc justifié, à condition que la Fed maitrise parfaitement sa communication en ne prenant pas les marchés de court. Pour les marchés obligataires ce n'est pas tant la tendance de fonds qui inquiète mais la vitesse à laquelle les rendements des obligations américaines augmentent. Or depuis une semaine, le rythme de la hausse des Treasuries à 2 et 10 ans s'est accéléré, avec un T-Notes à 10 ans qui a atteint mardi un pic, à 3,261%, au plus haut depuis mai 2011, avant de retomber autour du seuil des 3,2%. Le taux des titres à deux ans quant à lui s'est dangereusement rapproché cette semaine du seuil symbolique des 3%, avant de revenir 2,84%.

 

L'Italie : bombe à retardement ?

 

En Europe, où la BCE n'a pas encore franchi le pas d'une hausse de son taux directeur, c'est en Italie, la troisième puissance économique de la zone euro, que la hausse des taux est surveillée comme du lait sur le feu. En milieu de semaine, le spread, c'est-à-dire l'écart des taux entre le 10 ans italien et le 10 ans allemand atteignait 315 points, son niveau le plus élevé depuis avril 2013. Autre signe que la perception du risque a changé depuis l'arrivée du gouvernement italien, Rome doit payer plus de 1.5% de taux d'intérêt pour s'endetter à 2 ans sur les marchés alors qu'elle pouvait emprunter à des taux négatifs sur cette maturité il y a quelques mois. 

Engagé dans un bras de fer avec Bruxelles, le ministre de l'économie, Giovanni Tria paye les conséquences de sa volonté de mettre en œuvre son programme de relance, qui va faire gonfler le déficit à 2,4% cette année, en nette hausse par rapport à la prévision de 0,8% de déficit annoncé par le précédent exécutif de centre-gauche. Dans ce contexte, le verdict des agences de notation sur la note de dette italienne sera particulièrement scruté par les marchés. Moody's et S & P doivent en effet rendre leur décision à la fin du mois emboitant le pas à l'agence Fitch, qui a déjà jugé que le projet de budget entraînera « des risques accrus » pour les finances publiques transalpines. Mais au-delà du verdict des agences et de la question de la soutenabilité de la dette italienne, il ne faudrait pas que les marchés se replongent dans les mauvais souvenirs de la crise souveraine de 2011... car cette fois-ci, cela pourrait être le coup de grâce pour la zone euro.

 

 

Source : Boursorama

Age de départ, cotisations, régimes sociaux....

Les grandes lignes de la réforme des retraites dévoilées

retraite cotisations

Mercredi 10 octobre, le haut-commissaire à la reforme des retraites, Jean-Paul Delovoye, a présenté aux organisations syndicales et patronales ses premiers arbitrages. 
 

Les choses se précisent. Après six mois de concertation, les premiers contours de la réforme des retraites se dessinent. Sans surprise, il s’agira bien d’un système universel qui remplacera les 42 régimes de retraite existants. Derrière ce concept général, voici les principales mesures qui doivent encore faire l’objet de négociations et d’ajustements techniques :

 

Qui sera concerné par la réforme ?

Seuls ceux qui sont à plus de cinq ans de la retraite seront impactés. Les retraités et les personnes proches de la retraite continueront à s’inscrire dans l’ancien système. Le passage au régime universel par points devrait se faire via une phase de transition. Au plus tôt à compter du 1er janvier 2025, les droits acquis seront transformés en points. “Nous veillerons à ce que cette conversion puisse se faire sans aucune perte de droits”, affirme Jean-Paul Delevoye. Pour atteindre cet objectif, le haut-commissaire explique qu’il faut d’abord réaliser des simulations en fonction des différentes situations professionnelles pour ensuite réussir à déterminer la valeur du point. Après cette période de transition, l’ensemble des droits acquis à la retraite seront systématiquement transformés en points.

 

Les revenus d’activité pris en compte
 

Pour englober l’ensemble des régimes actuels de la retraite de base et complémentaire, le régime universel prendra en compte les revenus d’activité dans la limite de trois plafonds de la sécurité sociale soit 9.933 euros par mois. Jusqu’à présent les cotisations pour la retraite de base portaient sur les revenus dans la limite d’un plafond de la sécurité sociale soit 3.311 euros et allaient au-delà uniquement pour la retraite complémentaire. Ainsi, avec la réforme, le régime complémentaire pour les salariés du privé Agirc Arrco serait quasiment entièrement aspiré par le régime universel. Les cotisations pour les complémentaires ne porteraient plus que sur la partie des salaires supérieure à 9.933 euros, ce qui concernerait au maximum 300.000 personnes. Ces derniers pourraient alors continuer à cotiser à l’Agirc ou se tourner vers l’épargne individuelle.

 

Le taux de cotisation
 

Le taux de cotisation vieillesse sera de l’ordre de 28% pour les salariés et leurs employeurs dans les secteurs privés et publics. Un niveau proche de la situation actuelle selon le haut-commissariat. Les travailleurs indépendants devraient, de leur côté, bénéficier d’un régime de cotisation adapté car actuellement, leur niveau de cotisation est largement inférieur à 28%. Pour éviter une trop forte hausse, l’U2P (Union des entreprises de proximité) propose, parmi les pistes de réflexion, un système d’ajustement avec peut-être une baisse des cotisations maladie. Une question qui fera l’objet de discussions lors des prochaines rencontres avec les syndicats et le patronat.

 

Âge de départ à la retraite
 

Le haut commissaire a rappelé que l’âge minimum pour partir à la retraite restera à 62 ans, tout en prenant soin de ne pas dire s’il s’agira aussi de l’âge à partir duquel il sera possible de bénéficier d’une retraite à taux plein. Il n’a donc pas totalement fermé la porte à l’idée défendue par le patronat d’une deuxième limite d’âge, dit âge-pivot, qui permettrait de partir à la retraite sans subir de décote.

 

Attribution de points supplémentaires
 

Ce nouveau régime accordera des points supplémentaires pour chaque enfant, dès le premier enfant. Pour faire face aux aléas de la vie professionnelle, un système de compensation de points est aussi prévu en cas de période de chômage, de maladie ou de maternité. Pour le moment, rien a été précisé sur le nombre de points attribués, ni sur les critères à respecter pour en bénéficier.

 

Les régimes spéciaux
 

Le régime universel intégrera l’ensemble des régimes spéciaux comme ceux de la SNCF, de la RATP ou encore de la Banque de France. “Régime universel ne signifie pas régime unique” a tenu à préciser Jean-Paul Delevoye. Traduction : si le régime par points s’appliquera à tous, des particularités pourront exister en fonction des branches professionnelles. Par exemple, certaines professions comme les pompiers pourraient continuer de partir à la retraite avant 62 ans.
 

Intégration des primes des fonctionnaires civils et militaires et des salariés des régimes spéciaux

 

Aujourd’hui les primes des fonctionnaires ne sont pas prises en compte pour le calcul des droits à la retraite. La réforme changera la donne : ces primes feront l’objet de cotisations, et généreront donc des droits en vue de la pension. Cette mesure entrera en vigueur à partir du moment où le nouveau système de retraite par points sera mis en place, il n’y aura pas de cotisation sur les primes avant cette date.

 

Le calendrier
 

Après ce premier point étape, de nouvelles rencontres en face à face avec les syndicats et le patronat sont programmées. Jean-Paul Delevoye a affirmé qu’il voulait donner le temps nécessaire à une nouvelle phase de concertation qui devrait permettre de s’accorder sur les points techniques de cette réforme. S’il a assuré que la loi devrait être votée en 2019, il n’a pas pris d’engagement sur le premier ou le deuxième semestre.

 

Source : Capital

Marchés : la grande divergence

guerre commerciale

Si 2017 s'est révélée une année florissante pour les marchés, qu'en sera-t-il pour 2018 ? Comment expliquer la divergence ?
 
L’année 2017 a été marquée par une conjoncture particulièrement favorable pour les marchés. L’indice de surprises économiques pour la Zone Euro était resté positif toute l’année, une rareté ! Tous les indices actions majeurs ont progressé sur l’année. La corrélation moyenne entre ces indices était de 79% en 2017. La reprise synchronisée globale a permis à toutes ces bourses de réaliser des performances enviables.
 
Malheureusement, cette année est totalement différente, et ce en particulier depuis les plus hauts de janvier. D’une part, la corrélation entre ces indices est tombée à 13%, il n’y a donc plus de facteur global évident pour tirer les marchés comme l’année dernière. La dispersion de performance entre la meilleure performance (le Nasdaq +15,3%) et la pire (Shanghai Composite Index -18,4%) est d’ailleurs plus que conséquente.
 
D’autre part, si la performance moyenne des cinq indices était de 20,0% l’année dernière, elle est de -2,2% depuis le début de l’année. L’environnement est très nettement moins porteur.
 
Les causes de la divergence sont connues : les incertitudes politiques avec la Guerre commerciale, le Brexit et les problèmes politiques en Italie, mais aussi un environnement de liquidité moins généreux (14 des 44 banques centrales dans le monde ont monté leurs taux depuis le second trimestre 2018) et  une croissance plus incertaine. A l’opposé la réforme fiscale américaine a dopé les bénéfices. L’impact est évidemment beaucoup plus hétérogène, les pays émergents par exemple, souffrent beaucoup plus de la guerre commerciale et du resserrement des liquidités.

Source : Le Courrier Financier

Flat Tax, dividende, année blanche : cinq questions sur la fiscalité des actions

fiscalisation

Depuis le 1er janvier, la flat-tax de 30% s’applique sur les revenus des actions (dividendes et plus-values). Cette réforme fiscale, plutôt favorable pour l’épargnant, suscite néanmoins des questions.
 
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% s’appliquera-t-il en 2019 ?
 
Oui. Le prélèvement forfaitaire unique et le prélèvement à la source vont cohabiter. Le PFU s’appliquera sur les revenus de vos placements et le prélèvement à la source sur les autres revenus (salaires, retraites, …). Une distinction doit toutefois être faite entre l’imposition d’un dividende et l’imposition d’une plus-value car l’impôt ne sera pas payé au même moment.
 
Les actions sont-elles concernées par l’année blanche ?
 
Non. Pour éviter au contribuable de supporter une double charge fiscale en 2019 (année prévue, pour le moment, de mise en place du prélèvement à la source), le législateur a prévu de ne pas imposer les revenus perçus en 2018. Mais l’année blanche est réservée aux revenus concernés par le prélèvement à la source. Or les revenus de vos actions (plus-values ou dividendes) ne sont pas concernés par le prélèvement à la source. Ils ne profiteront pas de l’année blanche.
 
À quel moment suis-je imposé sur le dividende ?
 
Depuis le 1er janvier 2018, le prélèvement forfaitaire unique s’applique sur le dividende dès qu’il est distribué. Le taux de prélèvement est de 30% dont 17,2% de prélèvements sociaux. Il s’applique sur le montant brut. Vous pouvez opter pour une imposition au barème progressif, mais cette option n’intervient qu’au moment de la déclaration des revenus. Si avec l’option le montant d’impôt dû est inférieur à ce que vous avez déjà payé, la différence vous sera restituée.
 
À quel moment suis-je imposé sur les plus-values ?
 
Comme les dividendes, les plus-values réalisées depuis le 1er janvier 2018 sont concernées par le PFU. Mais l’imposition n’est pas immédiate, contrairement aux dividendes. Les plus-values doivent d’abord être déclarées. Les éventuelles moins-values réalisées au cours de l’année ou celle en report viendront diminuer le montant de la plus-value imposable.
 
L’imposition n’interviendra qu’une fois votre déclaration de revenus faite. L’administration fiscale fera apparaître sur votre avis d’imposition, le montant dû selon que vous retenez le PFU ou une imposition au barème progressif.
 
Comment choisir entre le PFU et l’imposition au barème progressif ?
 
Tout dépend de votre situation personnelle. Les personnes non imposables auront généralement intérêt à opter pour le barème progressif puisqu’ils ne seront pas imposés. Dans les autres cas, en retenant le barème progressif vous conserverez les abattements pour durée de détention applicables aux plus-values, et l’abattement de 40% sur les dividendes.
 
Pour connaître la solution la plus avantageuse, il vous suffit de faire une simulation sur le site impôts.gouv et de comparer l’impôt dû avec ou sans le PFU. Précisons que le prélèvement forfaitaire unique ne concerne pas les gains réalisés sur les PEA. Les plus-values et les dividendes réalisés sur un PEA restent soumis à la fiscalité du PEA.
 

Source : Le Revenu

En plaçant leurs économies sur le livret A, les français perdent de l'argent

guerre commerciale

investissement finance

Le livret A ne rapporte que 0,75%, c'est-à-dire moins que l'inflation. Les Français, qui ont placé 880 millions d'euros sur ce placement réglementé en juillet, y perdent donc. C'est que les placements rémunérateurs sont rares, à moins d'accepter de prendre des risques.
 
Le Livret A et sa rémunération négative, une fois l'inflation déduite, ne rebutent pas les épargnants. En juillet, les Français ont placé 880 millions d'euros supplémentaires sur ce placement réglementé rémunéré à 0,75%, et près de 10 milliards d'euros depuis le début de l'année. Cette collecte, légèrement meilleure que l'année précédente, porte l'encours du livret A à 281,7 milliards d'euros à la fin du mois de juillet. À titre de comparaison, l'assurance-vie a collecté 12,2 milliards d'euros sur les six premiers mois de l'année et son encours, six fois plus élevé que celui du livret A, s'élève à 1701 milliards d'euros.
 
Avec une telle rémunération, de surcroît figée par le gouvernement jusqu'en 2020, les épargnants perdent de l'argent à laisser dormir leurs économies sur le livret A. Sur la même période, les prix ont progressé de 2,3% sur un an. Alors pourquoi persistent-ils à y placer leurs deniers? Tout simplement parce que les placements garantis, sans risque et liquides, c'est-à-dire desquels il est possible de retirer facilement son argent, ne sont pas légion.
 
Les fonds euros de l'assurance-vie, également garantis, ont rapporté 1,8% en moyenne l'année dernière. Mais ce rendement est fiscalisé, et tous les contrats ne proposent pas, loin de là, un tel rendement. Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts depuis le 1er août 2016 ne rapportent de leur côté plus que 1% brut, soit 0,70% une fois le prélèvement forfaitaire unique déduit. C'est aujourd'hui moins que le livret A, et les retraits y sont beaucoup plus contraignants. Quant aux livrets bancaires, ils ne sont pas plus intéressants.
 
Investir sur les marchés

Pour obtenir une rémunération supérieure, les épargnants sont aujourd'hui contraints de prendre des risques, ce que rechignent encore à faire une majorité de Français. Dans cet environnement de taux bas, environ 40% des flux de placements végètent ainsi tout simplement sur les comptes bancaires courants, d'après la Banque de France.
 
Pour booster leurs revenus, une part croissante d'épargnants, souvent parmi les plus fortunés, se risquent cependant sur les marchés financiers. Les unités de compte représentaient en juin 30% des cotisations versées sur un contrat d'assurance-vie, selon la Fédération française de l'assurance. Une évolution vue d'un bon œil par le gouvernement, qui souhaite réorienter l'épargne des Français vers le financement des entreprises. Outre l'instauration du prélèvement forfaitaire unique de 30% sur l'ensemble des revenus financiers, le prochain vote de la loi Pacte devrait donner un coup de pouce à l'épargne-retraite, souvent placée sur les marchés à un horizon long. L'Autorité prudentielle de contrôle et de régulation (ACPR) rappelle cependant qu'investir sur des unités de comptes n'est pas sans risque et nécessite, sauf à être expert, un accompagnement.
 

Source : Le Figaro

Comment placer sa trésorerie d'entreprise en 2018 ?

placement tresorerie entreprise

Les entreprises françaises sont riches de trésorerie actuellement, et pourtant elles peinent à trouver des solutions rentables alors que les taux restent très bas. Pour rappel, en 2007 l’emprunt d’État français à 10 ans, le placement sans risque, rapportait 4%. Aujourd’hui, il ne rapporte plus que 0,78%. La croissance en France en 2018 devrait s’établir à 1,6%, d’après l’INSEE. La santé financière des PME n’a jamais été aussi bonne depuis 2007 en France. Toutes les enquêtes de conjoncture sont positives depuis l’été 2017, même si un léger ralentissement est visible au 1er trimestre 2018.
 
Les solutions classiques de placement de trésorerie délivrent un rendement nul.

Avec une inflation comprise entre 1,2% et 1,6% ces derniers mois, aucune des solutions classiques de trésorerie d’entreprise ne permet d’obtenir un rendement réel positif. Il est donc nécessaire, pour les chefs d’entreprise, les directeurs financiers ou de trésorerie, d’envisager de nouvelles solutions pour obtenir des rendements de trésorerie attractifs.
 
Lorsqu’il s’agit de trésorerie d’entreprise, certains paramètres spécifiques entrent en ligne de compte de façon plus importante que dans le cadre du patrimoine privé. Il s’agit notamment de :

  • la disponibilité des fonds ;

  • l’horizon de placement recommandé ;

  • les conditions de sortie et la structure de frais en cas de retrait anticipé ; certains produits de trésorerie sanctionnent en effet le retrait anticipé ;

  • le statut juridique de l’entreprise, car selon celui-ci les solutions accessibles peuvent différer d’un acteur à un autre. Par exemple, une entreprise commerciale aura accès à moins de possibilité d’investissement, qu’une holding patrimoniale. Les niveaux minimums d’investissements pourront également différer. 

Placements structurés ACTIONS ou INDICES avec protection du capital variable

Il s’agit de placements dont sont généralement très friands les épargnants particuliers, et que nous sommes en mesure de retrouver sous une forme proche, pour les entreprises. Ces fonds structurés offrent d’une part une visibilité sur un rendement attendu (de 3 à 8%) sur un horizon de placement donné (de 3 à 8 ans), tout en obtenant une protection du capital (totale ou jusqu’à 30 ou 40% de baisse du sous-jacent de référence).
 
Ces niveaux de protection et de durée évoluent bien entendu à l’inverse du rendement attendu ; plus le niveau de protection est important, moins l’objectif de rendement est élevé. Pour une trésorerie d’entreprise (supérieure à 100 000 €), un appel d’offres sera nécessairement lancé afin d’obtenir une proposition sur mesure et adéquate à la stratégie de disponibilité de l’entreprise.
 
Il s’agit de proposer des fonds à formule assis sur un panier d’actions ou un indice boursier, mais avec une durée de vie plus courte que pour les particuliers. L’objectif de rendement que l’on peut servir actuellement est également de l’ordre de 2% à 3% net d’IS (Impôt sur les Sociétés). Certains produits peuvent viser des objectifs de rendement plus importants encore et se rapprocher de 6 ou 7%, mais avec une prise de risque plus importante.
 
La quête d’un couple rendement/risque amélioré, pour la trésorerie d’entreprise, s’inscrit dans le même objectif que celui des particuliers. Cependant, en acceptant de remettre en cause les recettes classiques proposées par les banques, le chef d’entreprise ou son directeur financier, peuvent faire gagner à leurs actionnaires un surplus de résultat financier qui n’est pas négligeable.

En passant simplement d’une rémunération, de +0,5% à +3 ou +4%, tout en conservant une haute maitrise du risque, il est possible de quadrupler voire de quintupler son résultat financier après impôt sur les sociétés. Démonstration faite, il existe de nombreuses solutions pour sortir du classique tryptique (Monétaire, Compte à Terme, Fonds en euros) et d’obtenir un niveau de diversification et de rendement autour de 3 à 4% net en répartissant les avoirs de sa trésorerie sur les Fonds structurés indices, actions.

LOI PACTE : ce que ça change pour votre épargne

loi pacte

Aménagements des placements retraite, coup de pouce à l'épargne salariale, aux fonds Eurocroissance et au PEA-PME : les mesures qui vous concernent.

S'il cherche d'abord à favoriser la croissance des entreprises, et notamment des PME, pour encourager la création d'emplois, et inclut des cessions d'actifs pour ADP, FDJ et Engie afin de financer cette ambition, le projet de loi Pacte vise aussi à mieux associer les salariés aux fruits de la croissance, à travers une évolution de la taxation des mécanismes d’intéressement, d’épargne salariale ou d’actionnariat salarié. Et il s'agit également de faire évoluer l’épargne retraite.

Relancer les fonds Eurocroissance

Bruno Le Maire l'a redit le 18 juin : «Il n'y aura pas de big bang de l’assurance vie». Le gouvernement veut seulement relancer les fonds Eurocroissance, ce produit hybride qui n’arrive pas à décoller depuis son lancement en 2014, par une simplification de la présentation de leur rendement annuel aux épargnants.

Celui-ci serait en outre bonifié pour des engagements d’investissement plus longs, mais cependant plus risqués et moins liquides, dans des PME.
 
Soutenir l'épargne salariale

La suppression du forfait social (contribution à la charge de l'employeur) de 20% sur la participation aux résultats dans les entreprises de moins de 50 salariés pourrait encourager ce dispositif dans ces sociétés qui n’ont pour le moment aucune obligation de partager leurs bénéfices avec leurs salariés. Mais l'absence de contrainte restera la règle.
Le projet de loi supprime aussi le forfait social sur l’abondement dans les plans d’épargne d’entreprise (PEE) et plans d’épargne retraite collectifs (Perco) dans les entreprises de moins de 50 salariés. La taxation à 20% sera également supprimée pour les accords d'intéressement dans les entreprises comptant  jusqu’à 250 salariés, qui disposeront ainsi d’un instrument supplémentaire de rémunération.

Dans de tels accords, la prime est versée aux salariés lorsque des objectifs définis à l'avance ont été atteints. Cette baisse sensible de la taxation pourrait inciter les PME à reconsidérer l’épargne salariale par rapport à des augmentations de salaire.
 
Les dispositifs d'épargne salariale n’obligent pas en effet à prendre des engagements de long terme, comme pour une rémunération fixe en CDI.
 
Selon le ministère du Travail, seulement 3,2% des salariés d’entreprises de moins de 50 personnes bénéficieraient de primes de participation.
 
Et moins de 40% des salariés d'entreprises de 100 à 250 personnes en bénéficieraient. La suppression du forfait social pourrait inciter les PME à se doter de tels accords. Mais tout dépendra des dirigeants de l'entreprise.
 
Encourager l'épargne retraite

Le gouvernement veut aussi faciliter les transferts (la «portabilité») de l’épargne retraite, dont l’encours est estimé à plus de 200 milliards d’euros, entre les différents supports existants (Perco, Perp, contrat Madelin, etc.).
 
Et il ne sera plus nécessaire d'avoir d'abord un PEE dans l'entreprise pour ouvrir un Perco.
 
L'instauration d’un produit unique d'épargne retraite, composé de plusieurs compartiments, est une vraie innovation.
 
Elle permettra d'abriter à la fois les versements volontaires de l’épargnant, les sommes préalablement placées dans un Perco, ainsi que celles issues d’un régime de retraite supplémentaire de type «article 83» ou Plan d’épargne retraite entreprise (Pere).
 
Après avoir quitté une société, un salarié disposerait ainsi d’un seul et unique produit de retraite rassemblant toutes les sommes consacrées à cet objectif, ce qui en facilitera la gestion et la lisibilité.
 
Cette épargne au long cours fera l’objet, par défaut, d’une gestion pilotée, qui permettrait de sécuriser peu à peu l’épargne à l’approche de la date de départ à la retraite.
 
Les sommes seront réparties sur les types de placements selon la durée prévisible avant le départ en retraite, avec une part d'actions renforcée pour les plus jeunes, qui diminuerait ensuite au fil du temps pour sécuriser le capital.
 
Sur demande expresse, les épargnants pourront toutefois renoncer à cette gestion pilotée. Le choix sera laissé entre une sortie en capital ou en rente. Mais l'abattement fiscal de 10% sera maintenu au contribuable sur ses revenus annuels dans le cas de la rente.
 
Stimuler l'actionnariat salarié

Pour stimuler l’actionnariat salarié, les entreprises privées pourront offrir un abondement unilatéral dans un plan d'épargne entreprise (PEE), sans obligation préalable de participation volontaire du salarié.
 
Et le forfait social sur l'abondement employeur sera réduit de 20% à 10%.
 
Du financement participatif dans le PEA-PME

Lancé en 2014, le PEA-PME n’a pas encore rencontré le succès escompté avec ses 65.000 titulaires et son encours de 1,1 milliard d’euros.
 
Il sera ouvert aux titres de financement participatif (crowdfunding) et aux obligations à taux fixe.
 
Le projet de loi devrait être examiné à partir de septembre par le Parlement. Sur certains articles, le gouvernement envisage le recours aux ordonnances.

Le Revenu

Épargne

Pourquoi l'assurance-vie a réponse à tout ?

epargne assurance vie

 

Du débutant ultraprudent au spéculateur avisé, il y en a pour tous profils et tous les goûts.

L’assurance vie est d’abord un instrument d’épargne. Mais reste à savoir à quoi l’utiliser. Réponse : à tout ! A mettre ses économies de côté en attendant de les dépenser, à rentabiliser une grosse somme d’argent reçue, à se procurer des revenus réguliers, à spéculer en Bourse…

Bref, à n’importe quel usage, le tout en profitant d’une fiscalité douce. Tous les investisseurs sont concernés : épargnants modestes ou détenteurs de grande fortune, débutants prudents ou spécialistes des paris risqués. L’important pour l’assuré est de faire un choix cohérent avec ses moyens financiers et ses objectifs de gains.

BÂTIR UN PATRIMOINE

Au bout de vingt ans, 33.000 euros d’épargne en plaçant 100 euros par mois

A condition d’avoir dix ou quinze ans devant soi, voire davantage, verser régulièrement 100 euros par mois sur son contrat d’assurance vie suffit pour se constituer un bon petit pécule. En vingt ans, même en se contentant d’un rendement modeste, on peut ainsi mettre de côté près de 33.000 euros (lire le tableau ci-dessous). Bien entendu, on peut faire beaucoup mieux.Mais quel montant de versement choisir ? Le mieux est de calculer la somme, importante ou pas, dont, une fois placée, l’assuré ne s’aperçoit même pas qu’elle lui manque. Certes, il faut compter avec les aléas de la vie et les difficultés financières qu’ils entraînent parfois.Fort heureusement, les fonds investis dans le contrat ne sont pas bloqués : ils sont disponibles à tout instant pour dépanner les assurés qui traversent une mauvaise passe, à condition, bien entendu, d’avoir choisi un contrat à versements et retraits libres, une option que propose aujourd’hui la quasi-totalité des assureurs. On peut aussi interrompre ses versements en cas de coup dur, puis les reprendre quand l’orage est passé, quitte à les muscler un peu pour rattraper le temps perdu.

PLACER UN GROS CAPITAL

Aucun risque de perte et des frais d’entrée réduits, voire supprimés

Ce n’est pas tous les jours qu’on encaisse une belle somme d’argent, mais cela peut arriver. Par exemple grâce à un héritage, ou en cédant des parts de son entreprise avant de prendre sa retraite, ou en touchant un gros paquet en indemnités de licenciement, ou encore en gagnant au Loto… On peut donc se retrouver millionnaire ou presque sans l’avoir vraiment prévu et sans avoir réfléchi au meilleur usage qu’on peut faire du pactole.La solution au problème, c’est encore l’assurance vie. Le montant de l’investissement n’est en effet pas plafonné, de quoi intéresser ceux qui ont beaucoup d’argent à placer. Avantage supplémentaire : en optant pour des fonds en euros, dont le capital est garanti, les investisseurs fortunés mais néanmoins près de leurs sous n’ont aucune mauvaise surprise à craindre.A noter également que ces épargnants sont toujours bien accueillis par les assureurs, lesquels n’hésitent pas, pour les appâter, à diviser par deux ou trois les frais d’entrée de leur contrat, voire à les supprimer. Enfin, s’il est un critère déterminant pour les gros contribuables, c’est le poids de la fiscalité. Or, à cet égard, et malgré le durcissement opéré début 2018, ils bénéficient d’un traitement de faveur.

LOGER SON ÉPARGNE DE PRÉCAUTION

Intéressant si l’on choisit un contrat 100% Internet

Il est prudent d’avoir toujours un peu d’argent devant soi. Certes, le Livret A est fait pour ça, mais il ne rapporte pratiquement plus rien (0,75% l’an). Pourquoi ne pas recourir alors à l’assurance vie, bien qu’elle soit en principe un placement à long terme ? Dans ce cas, il faut obligatoirement opter pour un produit sans frais d’entrée, car rien ne servirait de souscrire un contrat offrant une rémunération de 2,5% et prélevant 3% de frais à chaque versement. Ce genre de produit n’est pas courant aux guichets des banques et des assureurs, mais on le trouve désormais beaucoup sur Internet. Il faut aussi privilégier les fonds en euros afin d’éviter les risques de pertes liés aux supports investis en actions. Résultat, en cas de problème de trésorerie, l’assuré aura toujours la possibilité de retirer tout ou partie de son capital, comme c’est le cas avec un livret d’épargne bancaire. Certes, les gains seront soumis à taxation, mais, comparé à la rémunération du Livret A, l’épargnant en sortira toujours gagnant.

SE PROCURER DES REVENUS

La taxe sur les gains est réduite, voire inexistante, après huit ans

L’assuré en quête de revenus d’appoint peut programmer des retraits partiels sur son contrat en précisant préalablement le montant désiré et la périodicité, par exemple 1.000 euros tous les trois mois. A moins qu’il accepte de grignoter son capital, ce qui est le contraire de l’objectif visé, il doit fixer le montant des retraits en fonction des gains perçus, ce qui suppose que ces gains soient insensibles aux fluctuations du marché, comme c’est le cas avec des fonds en euros.Attention, ces retraits sont soumis à l’impôt (et aux prélèvements sociaux de 17,2%), sachant néanmoins que le taux de taxation est réduit, voire supprimé dans nombre de cas, après huit ans de détention du contrat.

INVESTIR EN BOURSE

Rien de plus simple avec les fonds d’actions des contrats multisupports

C’est avec les contrats d’assurance vie multisupports que les perspectives de rentabilité sont les plus élevées. Normal : en plus du fonds en euros, guère rémunérateur mais présent dans chaque contrat pour raison de sécurité, ils permettent d’investir en Bourse sous forme de fonds composés de toutes sortes de valeurs mobilières (actions d’entreprises cotées ou non, indices, obligations…).Il appartient à chaque assuré de sélectionner les supports qui lui conviennent en termes d’objectifs de gains, mais il est aussi possible de déléguer cette tâche à son conseiller. Sur les contrats Internet, le choix de supports est particulièrement diversifié. Même les investisseurs qui entendent disposer des fonds les plus pointus du marché y trouveront leur compte. Bien entendu, l’épargne placée sur ces fonds évolue à la hausse comme à la baisse. Il y a donc toujours un risque de perte en capital. Reste que, pour l’amateur de produits offensifs, de tels fonds compléteront utilement le PEA (plan d’épargne en actions) qu’il détient par ailleurs.

INVESTIR DANS L’IMMOBILIER

Encore rares il y a cinq ans, les offres de SCPI se sont multipliées

Les accrocs à la pierre et à l’assurance vie peuvent trouver leur bonheur en souscrivant un contrat multisupports contenant des SCPI (société civile de placement immobilier). Le rendement des SCPI est sensiblement supérieur à celui des fonds en euros, et le risque inférieur à celui des fonds en actions, car les fluctuations sont limitées.Mieux, les parts de SCPI offrent la même liquidité qu’un fonds en euros, contrairement à l’investissement immobilier en direct qui, lui, contraint le vendeur à trouver un acheteur, ce qui peut prendre des mois. En effet, les supports immobiliers inclus dans une assurance vie sont cessibles immédiatement et à tout moment, car l’assureur a l’obligation de les racheter au cours en vigueur.Il suffit pour cela d’effectuer un rachat partiel. Revers de la médaille, les frais d’entrée et de gestion sont souvent importants (autour de 10%), ce qui, pour une SCPI rapportant 5% l’an, peut ramener à 4,5% sa rentabilité nette. Bon à savoir : encore maigre il y a cinq ans, l’offre de contrats proposant des SCPI s’est beaucoup étoffée, surtout chez les conseillers en gestion de patrimoine et les courtiers en ligne.

OBTENIR UNE AVANCE D’ARGENT

Les sommes prêtées continuent de fructifier sur le contrat

Confronté à des difficultés financières passagères, l’assuré peut faire un retrait sur son contrat, mais il peut aussi demander une avance à l’assureur, ce qui lui permet de disposer d’une partie de son capital sans y toucher pour autant. Miraculeux ! Bien entendu, l’opération est facturée, mais comme, de son côté, le capital continue de faire des petits, le coût de l’avance reste raisonnable, moins élevé en tout cas que celui d’un prêt à la consommation à 2-3% d’intérêts annuels.Le montant de l’avance varie selon les contrats et peut atteindre 80% du capital, remboursable dans les trois ans, délai éventuellement reconductible. Principal avantage de l’avance par rapport au retrait : elle n’est pas fiscalisée, ce qui peut inciter les assurés à profiter de cette formule en multipliant les avances ou en les remboursant tardivement, l’assureur y trouve lui aussi son compte grâce aux frais perçus.

METTRE SES ÉCONOMIES À L’ABRI DES CRÉANCIERS

La saisie d’un contrat est interdite par la loi

L’article L.132-14 du Code des assurances est formel : les créanciers d’un assuré ne peuvent saisir le capital de son assurance vie. Un atout de plus pour ce placement décidément parfait ! Le fondement juridique de cette loi est que seul le souscripteur du contrat peut en désigner le bénéficiaire. Or, la confiscation d’un contrat étant considérée comme une révocation du bénéficiaire désigné, nulle personne ne peut l’exercer, qu’il s’agisse ou non d’un créancier.L’avis à tiers détenteur, qui permet au fisc de se faire attribuer le capital directement par l’assureur, a même été déclaré illégal par les tribunaux. Des mesures ont toutefois été prises pour éviter toute fraude. L’insaisissabilité est ainsi annulée si les primes versées sur le contrat sont manifestement excessives et laissent supposer que le souscripteur a délibérément organisé son insolvabilité.Depuis 2015, de nouvelles dispositions prévoient également que certaines aides sociales, dites “récupérables” sur la succession, peuvent être soustraites du contrat après le décès du souscripteur, mais cette faculté concerne uniquement les primes versées après l’âge de 70 ans.

REMPLACER UNE HYPOTHÈQUE

C’est possible, en donnant son contrat d’assurance vie en gage

Difficile d’échapper à l’hypothèque demandée par un banquier pour garantir le crédit immobilier accordé à l’acheteur d’un logement. Difficile, oui, mais pas impossible. En effet, rien n’interdit au souscripteur d’une assurance vie de donner son contrat en gage, autrement dit de le “nantir”, ce qui suppose naturellement que le capital en compte soit suffisant.L’intérêt de l’opération ? Le nantissement est généralement gratuit alors que l’hypothèque, elle, est payante (environ 2% du montant emprunté). De plus, alors que l’hypothèque exige des formalités parfois compliquées, le nantissement se limite à la rédaction d’un simple avenant au contrat, ce que les assureurs pratiquent couramment.Une fois le crédit remboursé, le gage est automatiquement supprimé. En attendant, les opérations de gestion du contrat (retraits d’argent, arbitrages entre fonds…) requièrent l’accord de la banque, surtout si elles sont risquées. Mais le capital investi, lui, continue de fructifier. Comme si de rien n’était.

BÉNÉFICIER D’AVANTAGES FISCAUX

Malgré le durcissement opéré, le régime reste favorable

Tout le monde le sait, l’assurance vie doit une grande partie de son extraordinaire succès (un euro sur deux d’épargne y est investi) à ses avantages fiscaux, lesquels sont dus au désir manifesté par les pouvoirs publics de favoriser les placements à long terme. Ces avantages sont régulièrement rognés (le dernier tour de vis fiscal est entré en vigueur en janvier 2018), mais ils ont encore de beaux restes.Ainsi, en cas de retrait d’argent, seule la fraction correspondant aux gains est taxée. Pour les verements effectués avant fin septembre 2017 ou pour les contrats de moins de 150.000 euros, ces gains sont soumis à des taxes dégressives, qui diminuent avec l’âge du contrat.Passé huit ans, ils profitent en outre d’une exonération de 4.600 euros par an (9.200 euros pour un couple). Enfin, en cas de décès de l’assuré, les capitaux transmis subissent un régime fiscal complexe, qui dépend de la date de souscription du contrat et de l’âge de l’assuré lors des versements, sachant néanmoins que dans la plupart des cas, le bénéficiaire n’aura rien à régler au fisc jusqu’à 152.500 euros de capitaux reçus.

OUVRIR UN CONTRAT À SON ENFANT MINEUR, C’EST POSSIBLE !

Pour avantager financièrement un enfant mineur, les parents ont deux solutions : le désigner comme bénéficiaire de leur contrat (mais il ne touchera le capital qu’à leur décès) ou lui ouvrir un contrat à son nom. Pour cela, il suffit que les deux parents (ou l’un d’eux s’il détient seul l’autorité parentale, avec l’accord du juge des tutelles) signent le contrat au nom de l’enfant. Ils alimenteront ensuite ce contrat librement, sachant qu’en cas de besoin ils pourront en retirer les gains accumulés (pas le capital) jusqu’aux 16 ans de l’enfant. Ce dernier deviendra pleinement titulaire du contrat à sa majorité.A noter : un mineur ne pouvant désigner les bénéficiaires en cas de décès, la clause stipule qu’il s’agit obligatoirement de ses “héritiers légaux” : ses parents et ses éventuels frères et soeurs.

LE SECRET POUR SE CONSTITUER UNE CAGNOTTE SANS EFFORT

Alimenter son contrat chaque mois et le faire le plus tôt possible (idéalement dès son premier job), voilà le secret pour voir grossir sa pelote sans effort. Grâce à la capitalisation des intérêts, avec un rendement moyen de 3% l’an, le résultat est spectaculaire : au bout de 20 ans, 200 euros versés par mois génèrent 65.000 euros de capital, et avec 300 euros, on approche les 100.000 euros !

(1) Soit le taux de rémunération annuel moyen pour un profil d’investissement “prudent”.

CHUTE DE LA COLLECTE DE L'ASSURANCE VIE EN 2017*

L’annonce d’un projet de durcissement de la fiscalité de l’assurance vie avait déjà fait reculer la collecte en 2016. La chute s’est accélérée au cours de l’année 2017, qui accuse un repli record de 10 milliards d’euros. Principale cause : les incertitudes liées à l’élection présidentielle, qui ont poussé les épargnants à puiser dans leurs contrats pour placer leurs économies dans l’immobilier et le Livret A, synonymes de valeurs refuges.

* L’argent collecté (les versements moins les retraits d’argent effectués sur les contrats), en milliards d’euros.

Source : Capital

Assurance-Vie

Pourquoi la collecte s'envole depuis janvier ? 

assurance vie

Après un millésime 2017 en demi-teinte qui a vu la collecte nette des contrats d’assurance vie, c'est-à-dire les cotisations moins les prestations, s’établir à un niveau décevant de 7,2 milliards d'euros, l'année 2018 commence, elle, sur les chapeaux de roue, avec 4 milliards d'euros collectés en seulement deux mois. Pourquoi cette soudaine accélération ? 

Pour les mois de janvier et de février 2018, la collecte nette en assurance vie s’élève à 3,9 milliards d’euros. Son niveau était cinq fois plus faible à la même période, un an plus tôt (à peine 800 millions d’euros). Trois grandes raisons expliquent ce retournement de tendance, le changement de fiscalité du patrimoine financier n'étant pas la moindre.

La mise en place de la flat tax


C’est certainement la principale raison de la reprise de la collecte. Pour rappel, la flat tax correspond à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (prélèvements sociaux de 17,2% compris) qui s’applique sur tous les revenus du patrimoine (intérêts et plus-values, hors immobilier), y compris ceux de vos contrats d’assurance vie.

Tous les détenteurs d’un contrat d’assurance vie sont potentiellement concernés par cette disposition fiscale qui touche les intérêts produits par les nouveaux versements effectués depuis le 27 septembre 2017. Ce PFU de 12,8% est, en réalité, beaucoup plus favorable à court terme que les taux historiques du prélèvement forfaitaire libératoire de respectivement de 35% avant quatre ans et de 15% entre quatre et huit ans.

De ce fait, l’assurance vie avec son fameux fonds en euros devient, davantage encore, très compétitif pour servir de réceptacle à de l’épargne courte, traditionnellement plutôt placée en livrets bancaires et comptes à terme.

Un transfert de l'immobilier vers l'assurance vie 


Les mesures adoptées lors de la dernière loi de finance envoient un message clair : soutenir fiscalement l’immobilier n’est pas une priorité du gouvernement. La flat tax de 30% touche tous les revenus du patrimoine, hormis ceux de l’immobilier qui restent taxés au barème progressif de l’impôt sur le revenu, soit potentiellement le double.

Et le nouvel impôt sur la fortune exonère désormais les actifs financiers pour ne plus taxer que l’immobilier avec une tranche marginale inchangée qui reste très élevée compte tenu du niveau famélique du taux «sans risque».

Les prix de l'immobilier étant historiquement élevés, le moment semble opportun pour un certain nombre de propriétaires de procéder à un réajustement de leur patrimoine, souvent très investi dans la pierre, vers des actifs financiers au premier rang desquels l’assurance vie : «En ce début d’année, de nombreux clients vendent, ou envisagent de le faire, une partie de leurs actifs immobilier au profit de l’assurance vie», observe ainsi un assureur.

La bonne tenue des rendements des fonds en euros


Les assureurs ont, comme chaque année, largement communiqué en début d’année sur le rendement 2017 de leur fonds en euros. Les observateurs du marché s’attendaient à une nouvelle baisse significative des rémunérations.

Or, force est de constater que l’estimation de rendement donné par la Fédération française de l’assurance est presque stable à 1,8%. 
 
Par Le revenu