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La Financière d'Orion

Faut-il alimenter son PERP en 2019?

PERP

La mise en place du prélèvement à la source se traduit fiscalement par une « année blanche », celle-ci va entrainer l’absence de déduction fiscale des cotisations versées en 2018 car les revenus « classiques » ne seront pas imposés.

Le Plan d’épargne retraite populaire (PERP) prévoit le versement de rente viagère à compter du départ de la vie active et présente un avantage fiscal important puisqu’il permet de déduire les cotisations qui ont été versées pendant l’année des revenus à déclarer au fisc.

Cette réforme fiscale a fait perdre l’avantage fiscal des versements sur le plan épargne retraite hormis pour ceux ayant des revenus exceptionnels. Afin d’éviter que les contribuables n’alimentent pas ou moins leur plan épargne-retraite en 2018 un dispositif a été mis en place :

Si en 2018, les versements sont moins importants qu’en 2017 et 2019, les sommes déductibles pour cette année ne seront égales qu’à la moyenne des versements de 2018 et 2019.
 
Exemple : 

En 2017, Paul a effectué un versement de 5 000€ sur son plan épargne, il n’a effectué aucun versement en 2018 et il a versé 5 000€ en 2019. Le montant déductible ne sera que de 2 500€. Il est alors conseillé à Paul d’attendre 2020 pour reprendre ses versements sur son plan épargne.


Ce dispositif ne s’applique pas aux contribuables qui n’avaient pas encore de PERP ou à ceux qui n’avaient pas réalisé de versements en 2017.  Dans cette situation il est donc possible de déduire la totalité des versements effectués au cours de cette année.
 
Toutefois, il est possible de réduire davantage son impôt 2019 pour les couples mariés ou pacsés. Au lieu d’effectuer des versements sur son propre PERP, il est préférable d’alimenter celui de votre conjoint pour mutualiser les plafonds et déduire la totalité des versements de votre impôt. Toutefois, cette méthode n’est valable seulement si votre conjoint n’avait pas de PERP en 2017, ou s’il ne l’a pas alimenté cette année-là, sinon le dispositif anti-optimisation s’appliquera.

LOI PACTE: un régime fiscal simplifié pour le PEA

Epargne

Le Plan Epargne en Actions (PEA) permet de gérer un portefeuille de titres et de toucher des dividendes et plus-values sans imposition immédiate. Le PEA permet d’investir dans des actions européennes cotées en Bourse, et sur des fonds investis à 75% au moins dans ces titres. Il a été créé en 1992 avec pour objectif de favoriser l’actionnariat populaire en France, en faisant bénéficier par des avantages fiscaux la détention d’actions sur le moyen ou long terme.

Une fiscalité allégée

Pour renforcer son attractivité auprès des particuliers, la loi PACTE adoptée le 11 avril dernier a permis d’alléger son cadre fiscal et de le rendre plus souple après 5 ans de détention.


Un fonctionnement plus souple

Auparavant, le régime fiscal des PEA était contraignant sur les premières années de détention. En effet, tout retrait avant le huitième anniversaire du plan était lourdement fiscalisé et entraînait sa clôture avec une imposition allant jusqu’à 39,7%.

 

Suite à la réforme de la loi PACTE, il est possible :

Avant le 5e anniversaire : d’effectuer des retraits. Les sorties seront soumises à la Flat Tax de 30% (17,2% de cotisations sociales et à 12,8% d’impôt sur le revenu).

Entre 5 et 8 ans de détention : d’effectuer des retraits du plan sans en entrainer sa clôture. Les sorties seront soumises aux cotisations sociales (17,2%) mais pas à l’impôt sur le revenu. Cependant, les versements eux resteront bloqués sur le plan. De plus, tant que les sommes sont sur le PEA, elles ne sont pas soumises à l’impôt.

Après le 8e anniversaire : possibilité de réaliser des versements complémentaires et des retraits sans blocage. Il est aussi permis de transformer son capital en rente viagère défiscalisée.

 

La création d’un PEA Jeunes

De plus, un « PEA Jeunes » est créé par la réforme de la loi PACTE. Il est accessible aux jeunes de 18 à 25 ans encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents dans la limite d’un plafond de 20 000 euros. Avant cette réforme, il était possible d’ouvrir un PEA « classique » seulement pour les contribuables, il n’était donc pas accessible aux jeunes reliés fiscalement à leurs parents.

Des modifications sur le PEA-PME

Le PEA-PME est lui aussi sujet aux modifications de la réforme. Ce plan a été créé pour répondre aux besoins de financement des petites et moyennes entreprises et s’ouvre au financement participatif. Son plafond a été relevé avec la loi PACTE, il est désormais possible de dépasser les 75 000€ de plafond si, le cumul PEA/PEA-PME ne dépasse pas 225 000€.

Le Plan d’Epargne en Actions devient plus séduisant pour des particuliers grâce à des règles de fonctionnement sensiblement assouplies. N’hésitez pas à nous contacter pour des compléments d’informations sur cette enveloppe fiscale indispensable.

 

 

Déclaration d’impôt pour les revenus de 2018… Soyez à jour sur la réforme

Déclaration d’impôt pour les revenus de 2018… Soyez à jour sur la réforme

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Le prélèvement à la source, utilisé par la plupart des pays développés est entré en vigueur en France le 1e janvier 2019. L’objectif est de limiter les décalages entre les revenus prélevés et les revenus perçus en prenant en compte les changements de situations familiales ou financières des ménages. Ceux-ci peuvent donc moduler le taux d’imposition afin de faciliter la gestion de leur budget et de leur patrimoine.  Les revenus perçus pour l’année 2019 seront alors nets d’impôt.
Le prélèvement de l’impôt sera différent selon la situation : si vous êtes salarié ou retraité, l’impôt est collecté chaque mois par l’employeur ou par la caisse de retraite, ils ont un rôle de « collecteurs » d’impôts pour le compte de l’administration fiscale. Ce prélèvement concerne les traitements et salaires, les pensions de retraite, les allocations de chômage, les indemnités journalières de maladie et la fraction imposable des indemnités de licenciement. Si vous êtes travailleur indépendant, agriculteur ou bénéficiez de revenus fonciers, vous paierez chaque mois l'impôt sur le revenu par des acomptes prélevés directement par l'administration fiscale.


Il existe 3 taux possibles à appliquer :

  • Le taux personnalisé : il tient compte de la situation familiale et des charges déclarées.
  • Le taux individualisé : il concerne les couples mariés ou pacsés qui connaissent une disparité entre les revenus perçus. La charge globale de l’imposition sera équivalente, mais, elle tiendra compte du niveau de revenu des membres du couple.
  • Le taux neutre : est utilisé si l’on ne veut pas communiquer à l’employeur le niveau d’imposition, notamment pour les revenus complémentaires perçus. Ce taux ne tiendra compte que du niveau de rémunération.

Malgré la réforme fiscale, il est obligatoire de continuer à faire sa déclaration d’impôt sur internet pour les revenus de 2018 depuis le mercredi 10 avril 2019. Pour les contribuables ayant déclaré ne pas avoir accès à internet, il est possible de remplir une déclaration papier à remettre avant le 25 juin 2019. De plus, tout changement de situation doit être déclaré dans les 6 mois pour permettre une régularisation du quotient familial dans les 3 mois qui suivent. Le taux de prélèvement est de fait ajusté quasiment automatiquement.

Concernant la déclaration d’impôt pour les salariés et retraités, il est impératif de faire la distinction entre les revenus dits « courants » et les revenus dits « exceptionnels ». En effet, dans le cadre de l’année blanche, il n’y a pas d’impôt à payer sur les revenus « courants » perçus en 2018. Si vous ne touchez que des salaires (revenus soumis au prélèvement à la source) et que vous n’avez pas perçu de rémunérations exceptionnelles, le CIMR annulera l’intégralité́ de votre impôt et vous ne serez pas imposé sur vos revenus 2018. Cependant, les revenus exceptionnels, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas susceptible d’être obtenus chaque année doivent être indiqués distinctement des revenus courants car ils seront taxés car non pris en compte par le CIMR. L’impôt sur les revenus exceptionnels est à payer en septembre 2019 en fonction du moyen d’imposition.

Pour les travailleurs non-salariés qui déclarent des bénéfices non commerciaux (BNC) ou des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), si le revenu de l’année 2018 est supérieur au plus haut revenu des trois années passées, l’excédent sera considéré comme exceptionnel. A partir du revenu déclaré par le contribuable pour l’année 2018, le fisc décidera si une partie de celui-ci est imposable ou non.

Si une erreur a lieu sur la déclaration d’impôt, des corrections a posteriori seront possibles, les contribuables pourront échapper aux pénalités en cas de rectification de la part de l’administration.

POINT MARCHÉ

POINT MARCHÉ

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Après une chute des marchés financiers à la fin de l’année 2018, l’évolution des cours pour le premier trimestre de cette année est largement positif et on constate une forte hausse sur le marché des actions et des obligations. En effet, l’indice américain S&P 500 et son homologue européen, le MSCI Europe ont augmenté de près de 15% chacun depuis le début de l’année.
 
Ces performances peuvent-elles assurer leur pérennité dans un contexte de croissance mondiale ralentie ?
 
Au cours de ces dernières semaines, le gouvernement britannique et les banques centrales ont été une nouvelle fois au cœur de l’actualité économique. Ces derniers mois ont été marqués par trois risques majeurs pour les marchés financiers : la guerre commerciale, le ralentissement de l’économie chinoise ainsi que les politiques monétaires.

Cependant, des mesures de soutien de l’économie ont été annoncées par les banques centrales et, elles expriment la volonté d’assouplir leur politique. La Fed n’envisage plus de hausse des taux et, la BCE offre un nouveau programme de refinancement sur le long terme plus souple pour les banques ainsi qu’un élargissement de sa politique de réinvestissement. Les négociations commerciales entre D. Trump et son homologue chinois ont créé des incertitudes, mais elles semblent être sur la bonne voie pour un commun accord. De plus, le nouveau report du Brexit au 31 octobre 2019 va permettre de lever de nombreux doutes dans les semaines à venir.
 
Les entreprises anticipent une croissance ralentie pour les mois à venir. Cependant, au vu de la conjoncture actuelle, les anticipations d’évolution de la croissance économique sont positives pour les prochains mois ce qui devrait offrir de nouvelles opportunités pour les investisseurs.

SUCCESSION

La transmission de patrimoine dans de bonnes conditions

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Les questions de succession sont souvent délicates, mais nécessitent d’être anticipées pour permettre une transmission de patrimoine dans de bonnes conditions. Droits de succession, abattements fiscaux, intérêts de l’assurance-vie : voici les grandes lignes à connaître. Est-il nécessaire d'épargner pour ses enfants ?

En France, en l’absence de testament, les règles de succession s’appliquent en faveur des enfants de la personne décédée selon une répartition définie par la loi. Si le défunt était marié ou pacsé, la succession tient également compte du conjoint survivant, toujours selon des règles définies par la loi. En l’absence de conjoint et d’enfants, la succession se fait, dans l’ordre, en faveur des parents, des frères et sœurs, des neveux et nièces ou enfin des cousins.

Le cas est différent lorsqu’un couple est marié sous le régime de la communauté universelle avec attribution intégrale : ici, le conjoint survivant récupère 100% des biens de l’autre époux et c’est seulement au décès de la seconde personne du couple qu’une succession unique a lieu en faveur des héritiers. Dans les autres cas, deux successions ont lieu, l’une et l’autre au décès de chaque conjoint.

Lors d’une succession, les héritiers doivent régler les « droits de succession », qui correspondent à une taxation du patrimoine de la personne décédée. Deux choses sont à retenir ici : d’une part, il n’existe pas de droits de succession entre conjoints mariés ou pacsés ; d’autre part, les abattements fiscaux dont bénéficient les héritiers s’appliquent à chaque succession et pour chaque descendant (si le défunt a des enfants, chacun bénéficiera d’un abattement de 100.000 euros par exemple).

Transmission de patrimoine : quels sont les droits de succession en France ?

Les droits de succession sont calculés sur l’ensemble du patrimoine financier et immobilier de la personne décédée. Le barème des droits de succession est progressif et bénéficie d’un seuil d’abattement en-dessous duquel les héritiers ne paient pas de droits de succession.

Le barème et l’abattement varient par ailleurs en fonction du lien de parenté entre la personne décédée et ses héritiers. Quatre cas sont possibles : une succession vers un enfant (100.000 euros d’abattement, puis barème d’imposition progressif de 5% à 45% sur le patrimoine du défunt), vers un frère ou une sœur (15.932 euros d’abattement, puis droits de succession de 35% à 45%), vers un proche jusqu’au 4ème degré (neveu, nièce, cousin germain : 7.967 euros d’abattement, puis imposition du patrimoine au taux fixe de 55%) ou vers une autre personne (famille éloignée ou ami désigné par testament : 1.594 euros d’abattement, puis imposition à 60%).

Ainsi, un enfant qui reçoit de son père un héritage de 150.000 euros bénéficie d’un abattement de 100.000 euros et sera donc imposé sur 50.000 euros. En tenant compte du barème, le montant de l’impôt dont il devra s’acquitter sera de 8.194 euros. En revanche, si le même héritage de 150.000 euros bénéficie à un neveu jusqu’au 4e degré, l’abattement n’est que de 7.967 euros et le barème, moins favorable, se traduira par des droits de succession de 78.118 euros.

L’assurance-vie, une enveloppe à privilégier dans tous les cas de transmission

Les droits de succession peuvent donc être élevés, mais il est possible de les réduire considérablement grâce à l’assurance-vie, qui constitue un outil puissant pour transmettre son patrimoine financier, aussi bien à ses enfants qu’à un ami désigné(s) dans la clause bénéficiaire.

En effet, les montants placés sur une assurance-vie ne rentrent pas dans l’assiette des droits de succession et sont soumis à un traitement fiscal différent. Quel que soit le lien de parenté avec le souscripteur, le barème d’imposition de l’assurance-vie est, pour chaque bénéficiaire, de 0% sur les sommes inférieures à 152.500 euros, 20% entre 152.500 et 852.500 euros, puis 31,25% au-delà de 852.500 euros sur les sommes versées avant 70 ans. Le barème est moins avantageux, mais toujours intéressant, pour les sommes versées après 70 ans, notamment parce que les intérêts générés avec les capitaux versés sont exonérés d’impôts pour les bénéficiaires, sans plafond. Dans tous les cas, l’assurance-vie permet de faire baisser les droits de succession quel que soit le patrimoine légué, et quel que soit l’âge des versements, avant ou après 70 ans.

On notera ainsi qu’un héritage de 150.000 euros placé uniquement en assurance-vie avant 70 ans sera exonéré de fiscalité au décès de l’adhérent. L’héritage d’une personne qui lèguerait à ses deux enfants un bien immobilier de 200.000 euros et une assurance-vie de 300.000 euros ne serait également soumis à aucun droit de succession, chaque enfant bénéficiant d’un héritage d’une valeur de 100.000 euros (correspondant à l’abattement « classique ») et de 150.000 euros sous forme d’assurance-vie (entrant dans la tranche imposée à 0%). Si ces 300.000 euros avaient été placés sur un autre support (compte courant), chaque enfant aurait dû s’acquitter de droits de succession de 25.008 euros.

Une solution alternative pour transmettre : la donation

Il est enfin intéressant de souligner que d’autres solutions peuvent être envisagées pour transmettre son patrimoine dans de bonnes conditions, en ayant par exemple recours à des donations auprès de ses enfants ou de ses petits-enfants. Ces donations peuvent être exonérés de toute fiscalité jusqu’à un certain montant, et selon l’âge du donateur pour certaines donations. N’oublions pas toute l’importance de la donation-partage plutôt que l’utilisation de la donation simple, notamment dans un souci de paix des familles.

Il peut aussi bien s’agir de la donation d’une somme d’argent, d’un bien immobilier, ou de titres financiers. Dans certains cas, il peut être intéressant de faire don à ses enfants de la nue-propriété, le donateur conservant l’usufruit, ceci permettant de nombreux avantages financiers et fiscaux. Bon à savoir : une même personne peut réaliser une donation tous les 15 ans.

Bref, retenons qu’une succession bien préparée peut permettre, de manière très simple, de diminuer fortement l’imposition du patrimoine dont ses enfants ou ses autres héritiers devront s’acquitter. L’optimisation est intéressante quel que soit le niveau de patrimoine en jeu : contrairement aux idées reçues, les ménages de la « classe moyenne » sont les plus grands bénéficiaires d’une optimisation de leur succession, qui peut facilement permettre à leurs descendants de ne payer aucune fiscalité à la succession, ou en tout cas de la réduire à de faibles sommes.

Source : Le Courrier Financier

ASSURANCE-VIE COLLECTE


La collecte en très forte progression en 2018

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Elle a atteint 22,4 milliards d’euros contre 8,3 milliards d’euros un an auparavant. L’assurance-vie a également largement surclassé le Livret A.

Les Français aiment toujours l’assurance-vie. Malgré une légère décollecte nette en décembre (-600 millions d’euros), elle a bouclé l’année 2018 avec une collecte de 22,4 milliards d’euros, contre 8,3 milliards d’euros un an plus tôt, selon la FFA. Il faut remonter à 2015 pour trouver mieux avec 27,6 milliards d’euros.

Plus de versements et moins de rachats

Ce résultat en très forte hausse par rapport à 2017 s’explique de deux manières. D’un côté, les épargnants ont accrus leurs versements : de 134,6 milliards à 140,1 milliards d’euros. De l’autre, les rachats ont été moins élevés. En un an, ils sont passés de 126,3 milliards à 117,7 milliards d’euros.

Il est également à noter que sur les 140,1 milliards d’euros versés, 39,5 milliards d’euros ont été orientés vers les unités de compte (soit 28,2% du total). La FFA précise qu’il s’agit là d’un record. Impossible en revanche de connaître la ventilation précise de la collecte nette entre fonds en euros et unités de compte, la FFA ne souhaitant plus communiquer ces informations.

Le Livret A loin derrière

Même si les deux supports ne sont pas directement comparables, il est courant de comparer les statistiques du Livret A à celles de l’assurance-vie. En 2018, l’assurance-vie a clairement gagné le match, le Livret A (associé au LDDS) n’ayant collecté « que » 12,69 milliards d’euros.

Précisons tout de même qu’en cumulé, ces deux produits ont attiré 35,09 milliards d’euros d’épargne en 2018. Jamais depuis 2013, ce cumul n’avait été aussi haut. A l’époque la collecte du Livret A et du LDDS (49 milliards d’euros) avait largement compensé les 3,4 milliards d’euros perdus par l’assurance-vie.

Source : Boursier

L'année boursière 2018 s'achève dans la douleur. À quoi faut-il s'attendre en 2019 ?

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Une année 2018 compliquée 


L’année boursière s’achève dans la douleur. Les résultats de cette année 2018 sont éloquents : les actions baissent très sensiblement, de -5,0% pour les actions américaines à -15,0% pour les principaux indices européens. Les actions émergentes reculent de près de 15,0% (-25,0% pour les actions chinoises). Les performances obligataires sont également négatives. Le mois de décembre, si souvent défini comme le mois du "rallye de fin d'année", s'est avèré le plus mauvais depuis 1931 sur les indices US et le pire trimestre boursier depuis 2008.
 

Un ralentissement économique en toile de fond 


En toile de fond, c’est la thématique du ralentissement économique qui prend le pas, et elle est accentuée par une multitude de raisons plus ou moins solides ou avérées et qui relèvent parfois de la « psychologie » :
 

  • le cycle américain, qui est déjà très long et qui s’approche « théoriquement » inexorablement de la fin,

  • le contexte de guerre commerciale qui pèse sur la confiance des chefs d’entreprise et réduit la visibilité,

  • les politiques très accommodantes des Banques Centrales qui s’achèvent et qui induit le renchérissement du coût du capital et d’emprunt,

  • la zone Euro en prise à des problèmes de cohésion.

 
Ces risques ont gagné en intensité ces dernières semaines et précipité les marchés à anticiper le pire des scénarios : une récession mondiale.

 

 Un environnement difficile pour les gérants


Bref, un environnement très difficile pour les gérants de fonds, qui ont en outre eu à subir de très fortes et soudaines dispersions sectorielles à l’intérieur même des indices actions. Dans un univers de liquidité moindre, toutes les stratégies gagnantes sur les dix dernières années vont être soumises à une remise en question.
 

Une dialectique positive en 2019 ?

Le cycle haussier des marchés en est à ses dernières phases, mais il n’est pas encore terminé. Il devrait simplement être associé à un niveau de volatilité beaucoup plus élevé.
 
Pour le moment les acteurs économiques sont beaucoup plus focalisés sur les problèmes macro/géopolitiques que sur les résultats d’entreprises. Si ce n’était pas le cas, ils salueraient comme il se doit, des publications qui sont, malgré le contexte international, toujours excellentes avec des perspectives à court-moyen terme, de bonnes factures. On assiste à une dichotomie croissante entre la perception des investisseurs et les messages véhiculés par les entreprises.
 
Si un accord solide et durable était trouvé entre les Etats-Unis et la Chine, cela nous offrirait très probablement un rebond sur les marchés. De plus, tout signal positif concernant le Brexit ou le durcissement des politiques monétaires détendrait le régime d’incertitudes actuelles qui pollue les marchés.
 
Le ralentissement économique semble bien intégré dans les valorisations des marchés. Une récession mondiale n’est pas d’actualité au regard des fondamentaux de la croissance mondiale actuelle
 
Si 2018 s’est révélée être une année durant laquelle il a été impératif de continuer à faire preuve de courage, 2019 s’annonce prometteuse. Nous pensons que le retour de la volatilité en 2018 est cohérent avec un cycle de maturation et que la croissance des actions est encore possible.

 

 

Pinel, meublé, forêts, parking... Quel investissement immobilier privilégier en 2019 ?

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Si vous investissez dans la pierre pour vous constituer un capital, privilégiez l'ancien avec travaux. Si vous investissez pour défiscaliser, préférez le neuf en loi Pinel. Et si vous recherchez un produit de rente, optez plutôt pour les résidences meublées (étudiantes, seniors, affaires, tourisme). 

Acheter un logement pour le louer peut aussi constituer un bon plan. Surtout en période de taux d’intérêt réel négatif comme aujourd’hui. Parking, chambre d’étudiant, achat sur plan ou dans l’ancien avec travaux…

Les produits sont nombreux. A vous de choisir celui qui répond le mieux à vos besoins. Les différentes alternatives (classées par ordre alphabéthique) et nos conseils pour 2019. 

Forêts

Un placement réservé aux initiés et aux néophytes conseillés par des spécialistes. L’attrait de l’investissement est la valorisation du bien et une fiscalité successorale très allégée, plus que le rendement.

Pinel 

Acheter un logement neuf destiné à la location pour réduire ses impôts peut constituer un placement gagnant. À la condition d’emprunter au meilleur taux, de ne pas surpayer le bien (écart maximal de 25% par rapport à l’ancien) et d’investir dans une ville au marché locatif dynamique où les programmes neufs en Pinel ne sont pas surabondants.

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Acheter à bon prix sur un marché locatif dynamique, c’est faire un bon placement. D’autant que la faiblesse des taux d’intérêt permet de se financer à bon compte. Soyez sélectif et investissez pour le long terme.

Location meublée

Fiscalement, la location d’un meublé garde son intérêt, à condition de proposer un bien en parfait état et bien situé pour supporter la concurrence qui s’intensifie dans les grandes agglomérations.

OPCI

L’OPCI offre une meilleure liquidité que la SCPI. Comme tous les placements immobiliers, il s’envisage sur le long terme.

Parkings 

Un placement idéal pour un complément de revenus. La revente ne pose pas de difficultés dans les grandes agglomérations où l’on manque de parkings publics.

Résidence principale

Les taux d’emprunt sont très avantageux pour les acheteurs. Profitez-en pour devenir propriétaire ou pour vous agrandir à bon compte. La résidence principale est l’une des dernières niches fiscales.

SCPI

Pour diversifier son patrimoine ou se procurer des revenus, les SCPI investies en immobilier d’entreprise représentent une solution séduisante. Le ticket d’entrée est très accessible et elles fournissent des revenus réguliers. Attention toutefois à l’évolution de la valeur des parts et à leur liquidité.

Sociétés foncières cotées

Rendement attrayant, facilité d'achat et de revente. En revanche, la volatilité propre aux actions peut être dissuasive si vous cherchez un placement qui ne nécessite pas une attention régulière.

Vignobles 

Placement qui exige un investissement personnel important ou l’aide de professionnels de qualité et reconnus. Défiscalisation intéressante pour les gros patrimoines.

Source : Le Revenu

Réduire son impôt 2019

La décision à prendre avant le 31 décembre

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Le 31 décembre, il sera trop tard ! Pour réduire vos impôts 2019 sur les revenus 2018, vous devez impérativement agir avant la fin de l’année. Votre cabinet X vous propose de profiter en toute légalité d’un dispositif fiscal qui reste efficace malgré «l’année blanche» et la mise en place du prélèvement à la source le 1er janvier 2019. Il s’agit de l’investissement dans des FIP ou des FCPI.
 
Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) permettent aux particuliers d’injecter une partie de leurs économies dans les entreprises dites innovantes et dans des PME de proximité.
 
Quel avantage fiscal ?
 
L’investisseur bénéficie, comme pour l’investissement dans les PME, d’une réduction fiscale de 18 % du montant investi. Mais les plafonds sont moins élevés : 12.000 € pour une personne seule, soit 2.160 € de réduction fiscale (le double pour un couple marié ou pacsé). Elle passe à 38 % pour les FIP Corse et Outre-Mer (4.560 € de réduction). Un investisseur peut cumuler les réductions d’impôt FIP et FCPI jusqu’à ce qu’il ait atteint le plafond pour chacun. Ainsi, il peut défiscaliser jusqu’à 4.320 € par an pour les fonds métropolitains. Mais ce dispositif est soumis au plafonnement global à 10.000 € par an, et le report de la réduction non utilisée n’est pas possible. Si vous dépassez les 10.000 €, le surplus est perdu.
 
Quel budget minimal ?

Assez faible :dès 1.000 € la part (et 2 % de droits d’entrée environ), mais il faut la conserver pendant au moins six ans.
 
Ainsi, l’investissement dans des PME possède un double avantage : d’une part vous récupérez une partie de votre investissement en réduction d’impôts et d’autre part vous devenez actionnaire de sociétés qui peuvent être un excellent investissement. En investissant dans plusieurs PME, si l’une d’entre elles a un problème, votre mise est couverte par les autres PME. Les produits sélectionnés investissent dans des entreprises qui bénéficient d’innovations de rupture ou encore qui favorisent la filière touristique française.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d’une présentation détaillée.
 
Avertissement :
FIP et FCPI investissent en actions non cotées. Le placement n’offre aucune garantie sur le capital.

Source: Le Revenu

Bourse : 4 risques qui ont fait plier les marchés

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Que ce soit à Wall Street, en Europe ou en Asie, les marchés financiers ont traversé une semaine pour le moins tourmentée. Signe de la fébrilité qui s'empare des investisseurs internationaux, l'indice de « la peur », le Vix, qui mesure la volatilité, a bondi de 10 points depuis le 3 octobre pour s'inscrire à 23,08%, au plus haut depuis début avril. Le marché parisien aussi a été chahuté. A trois mois de la fin de l'année boursière, son indice phare le CAC 40 a cédé 3%. Et pour cause, la liste des risques commence à être longue.

 

Dans son dernier bulletin, le Fonds Monétaire International a pointé la montée des risques qui pèsent sur la stabilité financière mondiale: escalade des tensions commerciales, risque de ralentissement de la croissance mondiale, ... non seulement « il y a des nuages à l'horizon », s'inquiète le chef économiste du FMI, mais « la probabilité augmente de voir se produire d'autres chocs négatifs » ajoute l'institution. Après l'OCDE le mois dernier, les perspectives de croissance du FMI sont par conséquent revues à la baisse à 3,7 % pour 2018 et l'an prochain, alors qu'il tablait sur une croissance de 3,9% au printemps.

 

La crainte d'une escalade dans le bras de fer USA /Chine


Derrière les prévisions économiques, le spectre d'une guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis reste en toile de fond et alimente régulièrement les inquiétudes des investisseurs, qui craignent notamment que les mesures protectionnistes prises par l'administration Trump ne viennent peser sur l'économie de l'Empire du Milieu.  Car pour l'heure les négociations sont au point mort, le président américain ayant douché récemment sur twitter les espoirs de parvenir à un accord commercial à court terme avec Pekin.


Dans ce contexte international agité, il semblerait qu'on puisse toujours compter sur la détermination de Donald Trump à imprimer sa marque à l'échelle internationale, et ce d'autant plus à quelques semaines des élections de mi-mandat, où le congrès risque de basculer dans le camp démocrate. Mais pour Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM, « l'objectif de Donald Trump reste d'obtenir un nouvel accord commercial avec la Chine et pour nouer un accord commercial, le président américain aura besoin du Congrès. Il est donc probable qu'on assiste à des négociations commerciales moins chaotiques après les midterms ».

 

Une erreur de politique monétaire


En pleine campagne pour les élections de mi-mandat, Trump imprime sa marque aussi à domicile, allant même jusqu'à accuser la Fed, la banque centrale américaine- institution pourtant indépendante- d'être littéralement « tombée sur la tête ». Engagée dans son processus de resserrement monétaire, le président agite le chiffon rouge d'une remontée trop brutale des taux qui précipiterait l'économie vers la fin de cycle. Un discours qui porte au moment où le Fonds Monétaire International fait part de son inquiétude sur le risque d'un ralentissement économique planétaire et la stabilité financière. Car de fait, une erreur de « timing » de la Fed pourrait couter cher, non seulement à l'économie américaine, mais aussi aux pays émergents dont la dette est libellée en dollars, ce qui ne manquerait pas de déstabiliser la planète finance.
 

La peur d'un emballement des taux

 

Pourtant les chiffres économiques sont là et rendent la hausse des taux inéluctable aux Etats-Unis. Le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, la croissance économique caracole à 3%, et l'inflation reste maitrisée, autour de 2%.  Sur le papier, le processus de hausse des fed funds semble donc justifié, à condition que la Fed maitrise parfaitement sa communication en ne prenant pas les marchés de court. Pour les marchés obligataires ce n'est pas tant la tendance de fonds qui inquiète mais la vitesse à laquelle les rendements des obligations américaines augmentent. Or depuis une semaine, le rythme de la hausse des Treasuries à 2 et 10 ans s'est accéléré, avec un T-Notes à 10 ans qui a atteint mardi un pic, à 3,261%, au plus haut depuis mai 2011, avant de retomber autour du seuil des 3,2%. Le taux des titres à deux ans quant à lui s'est dangereusement rapproché cette semaine du seuil symbolique des 3%, avant de revenir 2,84%.

 

L'Italie : bombe à retardement ?

 

En Europe, où la BCE n'a pas encore franchi le pas d'une hausse de son taux directeur, c'est en Italie, la troisième puissance économique de la zone euro, que la hausse des taux est surveillée comme du lait sur le feu. En milieu de semaine, le spread, c'est-à-dire l'écart des taux entre le 10 ans italien et le 10 ans allemand atteignait 315 points, son niveau le plus élevé depuis avril 2013. Autre signe que la perception du risque a changé depuis l'arrivée du gouvernement italien, Rome doit payer plus de 1.5% de taux d'intérêt pour s'endetter à 2 ans sur les marchés alors qu'elle pouvait emprunter à des taux négatifs sur cette maturité il y a quelques mois. 

Engagé dans un bras de fer avec Bruxelles, le ministre de l'économie, Giovanni Tria paye les conséquences de sa volonté de mettre en œuvre son programme de relance, qui va faire gonfler le déficit à 2,4% cette année, en nette hausse par rapport à la prévision de 0,8% de déficit annoncé par le précédent exécutif de centre-gauche. Dans ce contexte, le verdict des agences de notation sur la note de dette italienne sera particulièrement scruté par les marchés. Moody's et S & P doivent en effet rendre leur décision à la fin du mois emboitant le pas à l'agence Fitch, qui a déjà jugé que le projet de budget entraînera « des risques accrus » pour les finances publiques transalpines. Mais au-delà du verdict des agences et de la question de la soutenabilité de la dette italienne, il ne faudrait pas que les marchés se replongent dans les mauvais souvenirs de la crise souveraine de 2011... car cette fois-ci, cela pourrait être le coup de grâce pour la zone euro.

 

 

Source : Boursorama