assurance vie

 

La fiscalité du Plan d’Epargne en Actions (PEA) a été allégée grâce à la loi Pacte. Avec ces nouveautés quel placement faut-il favoriser en fonction de son profil et de ses attentes ?

Le Plan d’Épargne en Actions est l’enveloppe à favoriser si vous souhaitez investir en bourse tout en bénéficiant d’un cadre fiscal avantageux. Cependant, l’univers d’investissement est plus restreint car, pour être intégré au sein du PEA, le fonds doit être investi à au moins 75% en actions de sociétés de l’Union Européenne.

Avec la Loi Pacte, les gains issus du PEA de moins de 5 ans sont soumis à la Flat Tax, soit à un prélèvement de 30%. Toutefois, les gains issus du PEA de plus de 5 ans ne seront taxés qu’à 17,2%, ce qui correspond aux prélèvements sociaux.

L’assurance-vie est à privilégier si l’objectif est de diversifier et/ou faire fructifier votre épargne. En effet, elle permet de profiter d’une palette de supports très large (fonds en euros, OPCVM de secteurs d’activité et géographique différents). Cet avantage permet de diversifier son portefeuille et de lisser l’impact des fluctuations économiques sur la performance.   

La fiscalité de l’assurance-vie n’a pas été modifiée par la Loi Pacte. Pour rappel, pour les contrats de moins de 150 000€, si le portefeuille a moins de 8 ans, les gains issus de celui-ci sont soumis à la Flat Tax (30%). Pour les contrats de plus de 8 ans les gains sont taxés à 17,2% correspondant aux prélèvement sociaux dans la limite de 4 600€ pour un célibataire et du double pour un couple. Au-delà de ces plafonds, la taxation totale est de 24,7%.

L’assurance-vie reste donc le placement privilégié pour préparer la transmission de son patrimoine car il est possible de transmettre jusqu’à 152 500 € sans payer de droits de succession. Le PEA lui est davantage intéressant au moment du départ en retraite car il offre la possibilité de le convertir en rente viagère défiscalisée. Cette dernière sera alors soumise aux prélèvements sociaux (17,2%) mais exonérée d’impôt sur le revenu.